matheo
Poète libéré
Je me rappelle encore de cette nuit
Dans ce bus où je t’ai soudain croisé
Ton visage gai, aux douces mélodies
Au clair de lune, à la fine silhouette
Se sont mariés en tendre harmonie
Mon esprit discrètement côtoyait le tien
Tu étais plus proche que mon ombre
Alors que tu étais loin de moi assise
Le souffle de ta respiration chatouillait
Mon cou avec une plume invisible
Au rythme d’une agréable symphonie
Mon cœur attiré par ce magnétisme
Plus doux qu’une pluie d’automne
Au fond de tes yeux, s’est exilé
Par une magie qui m’est inconnue
Une envie étrange de t’approcher
D’entendre ta voix, de te contempler
De moi, s’est alors vite emparée
Nourrie par de profonds sentiments
Jaillis d’une tombe jamais profanée
Au fil des arrêts, la crainte de te perdre
Dévorait ma paisible tranquillité
J’ai compris que le volcan endormi
Au plus fond de mon cœur rouillé
Par le temps, veut exploser sa rage
Prisonnière d’un passé de mensonge
Veut exprimer sa fidèle loyauté
Pour ton charme plein de modestie
Que tes mots avares ont enchanté
J’étais persuadé que dans mon défi
Contre cette ravissante inconnue
Elle m’avait bel et bien dominé.