2MotsPourElle
Nouveau poète
C'était le premier jour du mois de mai.
Au coin de la rue, à l'ombre des vieilles pierres,
Abritée de la pluie par un méchant parasol,
Elle chantait :
"Monsieur, un brin de muguet pour votre dame ?'
C'était dimanche. je revenais du boulanger,
Une baguette fraiche et croustillante à la main.
Je m'arrêtais devant elle.
Contemplais les brins exposés.
Et je lui dis :
Pourquoi les vendez-vous à l'unité?
Pourquoi ne les vendez-vous pas par paire?
Elle me répondit :
« Mais monsieur, le muguet se cultive en solitaire.
Deux brins dans un même pot, c'est trop de guerre.
Il n'y aurait pas assez de terre.
Les deux brins se disputeraient l'eau,
Ils périraient tous les deux,
Et je perdrai tout le fruit de mon labeur. »
Alors je lui dis :
« Je ne partage pas votre point de vue.
Je crois au contraire,
Qu'ils s'en porteraient bien mieux
Et seraient bien plus resplendissants encore,
S'ils étaient vendus par paire. »
« Soutenues l'un par l'autre,
Leurs tiges, unies contre le vent, résisteraient mieux.
Leurs clochettes, l'une à l'autre se répondraient.
Et sous terre, à l'abri dans le même pot,
Leurs racines, grandiraient ensemble,
Se rencontreraient, s'entremêleraient et s'uniraient. »
« Vous voyez, jeune fille, les brins de muguet,
c'est comme les hommes.
Seuls ils périssent, mais à deux ils s'unissent.
Leur vie est plus courte, certes,
(ils manquent plus vite d'eau)
Mais tellement plus intense que lorsqu’ils sont seuls.
Leurs feuilles auront de plus belles couleurs,
Vous verrez, et vous en vendrez bien plus.
Puis ce n'est pas seulement une fleur que vous vendrez,
Mais une histoire d'amour. »
Si demain votre amour vous offre un brin de muguet,
Racontez-lui mon histoire. Et offrez-le lui en un.
Au coin de la rue, à l'ombre des vieilles pierres,
Abritée de la pluie par un méchant parasol,
Elle chantait :
"Monsieur, un brin de muguet pour votre dame ?'
C'était dimanche. je revenais du boulanger,
Une baguette fraiche et croustillante à la main.
Je m'arrêtais devant elle.
Contemplais les brins exposés.
Et je lui dis :
Pourquoi les vendez-vous à l'unité?
Pourquoi ne les vendez-vous pas par paire?
Elle me répondit :
« Mais monsieur, le muguet se cultive en solitaire.
Deux brins dans un même pot, c'est trop de guerre.
Il n'y aurait pas assez de terre.
Les deux brins se disputeraient l'eau,
Ils périraient tous les deux,
Et je perdrai tout le fruit de mon labeur. »
Alors je lui dis :
« Je ne partage pas votre point de vue.
Je crois au contraire,
Qu'ils s'en porteraient bien mieux
Et seraient bien plus resplendissants encore,
S'ils étaient vendus par paire. »
« Soutenues l'un par l'autre,
Leurs tiges, unies contre le vent, résisteraient mieux.
Leurs clochettes, l'une à l'autre se répondraient.
Et sous terre, à l'abri dans le même pot,
Leurs racines, grandiraient ensemble,
Se rencontreraient, s'entremêleraient et s'uniraient. »
« Vous voyez, jeune fille, les brins de muguet,
c'est comme les hommes.
Seuls ils périssent, mais à deux ils s'unissent.
Leur vie est plus courte, certes,
(ils manquent plus vite d'eau)
Mais tellement plus intense que lorsqu’ils sont seuls.
Leurs feuilles auront de plus belles couleurs,
Vous verrez, et vous en vendrez bien plus.
Puis ce n'est pas seulement une fleur que vous vendrez,
Mais une histoire d'amour. »
Si demain votre amour vous offre un brin de muguet,
Racontez-lui mon histoire. Et offrez-le lui en un.