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Johanna

machiarime

Nouveau poète

Entre les murs recouverts de laque
De mon appartement couleur « black »
Pénétra ma Lolita
Aux écarts délicats
Et c'est là que se plaque
La plate vision opaque
De ma douce Lolita
Dans mes volutes qu'elle délia


Joie sans fin
Orifices sans fond
Habillée en vain
Atteinte de griffons
Ne vît plus qu'en mon sein
Négations et dédain
A pleurer dans un chiffon
Et mourir dans un typhon


Dans quel lieu te trouve-t-on ?
Oh, beauté sans nom
As-tu un prénom ?
Un surnom de renont ?
Ses yeux noirs profonds restèrent grands ouverts
Et me regardèrent à couvert
Avant de se perdre dans l'Enfer stellaire
Que scellèrent l'air et l'atmosphère, aux vers de fer


De ta courte mort passive
Aux courbes de ton corps lascives
Tu es la cible addictive
De mon acide réactive


Ma Cobra se traîne vers le Sud
La première descente est la plus rude
Dans l'éclat d'un rasoir, je tairai ma passion
Et tout bonheur n'est que poison


Juvénile corrompue
Ostentatoire, rompue
Hante mes volutes perdus
Ange de pureté déchu
Naît de dureté, reput
N'est qu'une folie de plus
Archange de la Mort nu
Et que tuent les abus


Dans mes draps, tu t'es abandonnée
Quand dans mes bras, tu t'es donnée
Du haut de mon mât, ma tête chavire
Mon cerveau est sonnée
Consumé par les étapes à vivre
Par ta plage, rançonné
Ton corps remue tel un navire
Que dénudent mes vagues libres


 
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