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J'endors mes sons

Eléâzar

Maître Poète
Je ne suis pas mesquin j'ai des sillons au front
Que j’ai creusés sans peur de devenir adulte
Avec le souci de rester fidèle au culte
Ordonnant au croyant frères au pauvre offrons

Donnons notre meilleur sans l’œil baigné d'un pleur
Et tant pis si à nos intérieurs il en coûte
Puisqu’il est dit d’être en permanence à l’écoute
De l’indigent sans en appréhender l'ampleur

Dimanche langue de bœuf je mange ou poulet
En pensant qu’un plein de faim attend à ma porte
Peut-être et entrez je dis même s’il m’apporte
Une quantité de puces et de pou laids

Il n’est pas animé d'un esprit fainéant
Mais il ne vit pas de lumière sur sa route
Et c’est chez moi qu'il croit qu'il va casser la croûte
Comme si bonnement c’était un fait néant

Ma poule sans vouloir un poulet m’a pondu
Que je tortore avec un Cahors un peu jeune
Et me torture l’âme avec qui je déjeune
En criant as-tu au mendiant répondu

Mais oui ma vie cachée à moi sait raconter
Ce qu’elle vit depuis ma première jeunesse
En trayant les pis de la vache et mon ânesse
Sait qu’une giclée de lait ne sert à compter

Je clame le partage aussi j’endors mes sons
Quand le seuil est franchi et que la table est prête
Et le dernier que je reçois déjà s’apprête
A me quitter c’est mon ami Jean d’Ormesson.
 
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