GRIZAUD
Nouveau poète
à Bernard DIMEY, JE VIS J’ai horreur des gens qui ne savent rien faire Qui font semblant de vivre en se disant heureux Je ne veux rien savoir sur la dernière guerre Mon cœur n’a pas le temps de se couper en deux. Vivre comme un rapace pour de vains héritages Se demander sans cesse qu’est-ce que l’on fou ici La sagesse est un leurre qui se passe de l’âge Ne comptez pas sur moi pour en payer le prix. Comme le disait Dimey au Lux-Bar du pat’lin « Il faut fermer sa gueule quand on a rien à dire » Certains n’ont jamais soifs et d’autres sont radins Le meilleur, j’le vois bien, peut se passer du pire. Quand tout sera fini au sein de l’âme humaine Que les crocs des requins n’auront plus cours du tout Le rideau tombera sur de vieilles rengaines. En attendant, je vis en me passant de vous. Je hais les parvenus et les folâtres muses La corvée des bons vœux et la course aux étoiles J’ai croisé des regards au demeurant de buses Un courant d’air passe, j’ai le vent dans les voiles. Stephen BLANCHARD (2011)