CHENNOUFI
Maître Poète
Je t’aime
Au nombre de flocons de neige
Qui tombent là-haut sur les collines
Au nombre d’oiseaux sans cage
Qui chantent avec leurs voix divines
Au nombre d’ailes d’anges
Et les barbules de leurs plumes
Au nombre de mots sages
Pour toi j’ai fait ces rimes
Au nombre d’années dommage
A t’attendre tu t’imagines
Au nombre de chemins des virages
Que j’ai pris sans aucun signe
Au nombre de moments de rage
Et le cœur qui se déprime
À cet anneau qui m’encage
Et les poignets en chaine
Je te dis ma fille malgré l’âge
Je t’aime
Au nombre de grains de sable
Des déserts et des dunes
Au nombre de feuilles des arbres
Les tiges et leurs racines
Au nombre de coups des sabres
Et les tètes qui s’inclinent
Au nombre de châteaux en marbre
Aujourd’hui devenus ruine
Combien de fois mes doigts tremblent
Devant les voyelles et consones
Je te dis malgré ça à ma blonde
Je t’aime
Au nombre de roi et des reines
Qui ont bâti hier des empires
Au nombre de chevaliers fidèles
Qui ont vécu auprès des sires
Partis avec les vents d’automne
Dans les livres tu vas les lire
Je te dis ce soir ma reine
Je t‘aime
Au nombre des étoiles du ciel
Là-haut qui entourent la lune
Au nombre de grain de sel
Qui font le goût de nos larmes
Au nombre de gouttes de miel
Qui guérissent les plis de l’âme
Au nombre d’histoires réelles
Qui se terminent toujours en drame
Je te dis ma fille quand même
Je t’aime
Au nombre des vagues des mers
Et les rayons qui nous dominent
Au nombre des fourmis sous terre
Et des oiseaux et leurs plumes
Au nombre de couleurs des fleurs
Et malgré leurs épines
Au nombre de tours de la terre
Autour du soleil qui ranime
Du fond du cœur ma chère
Je te dis je t’aime
Au nombre de gouttes que j’ai versées
Dans ma vie de joie ou de douleur
Au nombre de rêves que j’ai faits
Évaporés hélas avec le jour
Au nombre de regrets dans ma vie
Et les oh et les soupires
Au nombre de cris que j’ai poussés
Et le cœur qui se déchire
Loin de moi ils t’ont emmenée
Cette nuit là j’ai connu le pire
Malgré ça ma dulcinée je te dis
Je t’aime
Au nombre des nuits blanches
A prié pour toi le seigneur
Au nombre des feuilles blanches
Et des mots puisés de ma douleur
Au nombre de coups des cloches
Qui ont fait vibrer les tours
Au nombre de baisers de ma bouche
Sur mes doigts en l’air qui s’envole
De mes yeux une avalanche
Ne me laisse pas ma fille me taire
Alors je te dis ce soir mon ange
Je t’aime
Au nombre de moment de plaisir
A lire pour toi ces proses
Auprès des poètes et leurs dires
Pour toi j’ai cueilli quelques roses
D’amour cœur à frémir
Malgré plein de chagrin morose
J’espère qu’un jour tu vas me lire
Mais ce soir je te dis avec toutes mes forces
Je t’aime
Au nombre de cachots de trésors
Dans les îles qui se trouvent loin
Que je n’ai pas pu acquérir
Pour vous les offrir et être certain
Que j’aurai ton pardon un jour
Au nombre des gouttes de l’encre
Que ma plume a versées
Avec mes mots tristes mais tendres
Ce soir ma fille je te dis
Je t’ai sentie dans son ventre
Mais la chance hélas m’a trahi
Tout le monde contre moi était contre
Mais sache que moi je t’ai aimée
Avec mon âme et mon cœur
Tu dois ma fille me pardonner
Ce n’est pas ma faute c’est celle de ta mère
Dis lui que là-haut un jour nous serons jugés
Ce jour-là devant le seigneur je te réclame
Mais ce soir ma fille je te dis quand même
Je t’aime
Et ça avant que tu viennes au monde
Je t’ai voulue
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