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Je taime

modepoete

Maître Poète
Au matin dévoué Perdu dans le ciel gris J’ai découvert en chemin Une statue de satin Mes yeux en furent épris Comme un busard doué Elle a feint la dureté De ces pierres polies Qui offrent mystère Quand immobilité sévère Echappe à votre folie De l’admirer, volupté J’ai tenté un raccourci Pour donner doux gestes A ces yeux si gracieux Ce n’était pas un jeu Mais un désir preste Quand un cœur se trahit Je l’ai vu, oui je l’ai vu Dans l’azur prendre vie Là s’amollir, s’adoucir Se frémir, s’affranchir De la puissance servie D’un tendre regard ténu J’étais fou comme un loup Blessé au fond de mon âme Ma proie comme tendresse Me laissait à ma tristesse Mais je clame, clame Je te prie : Ô désir doux Je savais que l’amour Pouvait changer dureté Qu’aimer son cœur rigide Je sauverai mon sain candide En ma passion écartée Du bonheur de ses jours Au soir elle est descendue De son piédestal amical Sa pureté a bercé mes lèvres Je l’ai polie comme orfèvre Du sceau de l’amour causal Qui vous mène en terre connue La nacre de sa peau est délice Le cœur de ses lèvres folie La passion de son âme éden Je ne la regarde plus, je l’aime Comme trésor qui vous lie A le protéger sans artifice ☼ƑƇ
 
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