rivière
Maître Poète
Je t’ai tant aimée, ma Douce
Quand tu me parlais,
tu m’offrais la cerise de tes lèvres,
je chérissais la luisance de ta peau,
et l’or de tes yeux,
quand tu me souriais,
le vent de mon amour se soulevait et chuchotait
à travers les forêts et les rus du Maine
les rimes de ta Grâce,
quand tremblaient tes paupières
au soleil du Midi,
je t’abritais de mon ombre,
mon adorée,
quand la pluie t’importunait
lors de nos promenades,
je cueillais des roseaux et je te tressais
l’élégie de la quiétude,
quand les éléments malmenaient
ton corps menu et ta chevelure noire,
j’affrontais à mains nues
l’odelette d’eau,
quand les médailles de beauté bénissaient
le jardin de ton visage,
je remerciais Dieu
pour la bonté de son œuvre,
je t’ai tant aimée, ma Douce,
je t’ai tant louée
devant
les mailles des gouttes de rosée
dans les matins du Monde,
et j’ai tant crié la force de notre passion
par-delà
les murs, les arbres et les fontaines,
que la mort m’importe peu,
car nous calligraphierons tout à l’heure
le seing de nos destinées
sur l’écho de nos désirs !
Sophie 839
Quand tu me parlais,
tu m’offrais la cerise de tes lèvres,
je chérissais la luisance de ta peau,
et l’or de tes yeux,
quand tu me souriais,
le vent de mon amour se soulevait et chuchotait
à travers les forêts et les rus du Maine
les rimes de ta Grâce,
quand tremblaient tes paupières
au soleil du Midi,
je t’abritais de mon ombre,
mon adorée,
quand la pluie t’importunait
lors de nos promenades,
je cueillais des roseaux et je te tressais
l’élégie de la quiétude,
quand les éléments malmenaient
ton corps menu et ta chevelure noire,
j’affrontais à mains nues
l’odelette d’eau,
quand les médailles de beauté bénissaient
le jardin de ton visage,
je remerciais Dieu
pour la bonté de son œuvre,
je t’ai tant aimée, ma Douce,
je t’ai tant louée
devant
les mailles des gouttes de rosée
dans les matins du Monde,
et j’ai tant crié la force de notre passion
par-delà
les murs, les arbres et les fontaines,
que la mort m’importe peu,
car nous calligraphierons tout à l’heure
le seing de nos destinées
sur l’écho de nos désirs !
Sophie 839