rivière
Maître Poète
Je suis triste, mes amies
Je suis triste, mes amies,
quand vient l’automne,
car les oiseaux qui m’égaient,
bientôt vont me quitter,
des mois durant,
je n’entendrai plus
leurs chants à l’aurore,
ni le battement de leurs ailes
fendant
la robe des airs,
et
la gloire des bocages,
je ne pourrai plus leur confier
mes secrets, mes amours, mes peines,
et la beauté de ma Douce
sous les idoles du soleil,
mes larmes coulent
déjà aux pieds des chênes
que
délaisse la légende des feuilles.
Pour arrêter la marche du Temps,
je prie la lune, les bois,
les étangs du Maine,
et la clameur des saules
qui glorifient d’ordinaire
l’arche des splendeurs
dans
les brassées du vent,
j’invoque aussi
les voiles du firmament
sous la ramée,
la rumeur d’une cloche au loin,
cependant,
partout les nuées se déchaînent,
les arbres ôtent une à une
leurs alliances de fête,
le ciel lugubre, à l’horizon,
annonce
la mort d’une rose,
la comptine d’une douleur.
Il ne me reste plus que vous,
mes amies au cœur si pur,
pour partager ma peine,
et écouter cette nouvelle :
je suis triste,
quand vient l’automne
car les oiseaux qui m’égaient
bientôt vont me quitter !
Sophie 839
Je suis triste, mes amies,
quand vient l’automne,
car les oiseaux qui m’égaient,
bientôt vont me quitter,
des mois durant,
je n’entendrai plus
leurs chants à l’aurore,
ni le battement de leurs ailes
fendant
la robe des airs,
et
la gloire des bocages,
je ne pourrai plus leur confier
mes secrets, mes amours, mes peines,
et la beauté de ma Douce
sous les idoles du soleil,
mes larmes coulent
déjà aux pieds des chênes
que
délaisse la légende des feuilles.
Pour arrêter la marche du Temps,
je prie la lune, les bois,
les étangs du Maine,
et la clameur des saules
qui glorifient d’ordinaire
l’arche des splendeurs
dans
les brassées du vent,
j’invoque aussi
les voiles du firmament
sous la ramée,
la rumeur d’une cloche au loin,
cependant,
partout les nuées se déchaînent,
les arbres ôtent une à une
leurs alliances de fête,
le ciel lugubre, à l’horizon,
annonce
la mort d’une rose,
la comptine d’une douleur.
Il ne me reste plus que vous,
mes amies au cœur si pur,
pour partager ma peine,
et écouter cette nouvelle :
je suis triste,
quand vient l’automne
car les oiseaux qui m’égaient
bientôt vont me quitter !
Sophie 839