Eléâzar
Maître Poète
Je suis près et frôle sa hanche
Aussi chaude qu’un feu de bois
Enflammant une aimante branche
Mon front brûlant goutte et je bois
Ce que je ne bois qu’un dimanche
Quand j’entasse un amas de bois
Mon cœur s’emballe et lassé flanche
Et ma chair fraîche est au abois
En poussant son sang qui s’épanche
S’entend l’air clair d’un frère hautbois
Soufflant pour moi dans sa double anche
Et subjugué je m’en embois.
Ma hanche est très près de sa hanche
Que je sens qui n’est pas de bois
Comme un bouleau à la peau blanche.
Aussi chaude qu’un feu de bois
Enflammant une aimante branche
Mon front brûlant goutte et je bois
Ce que je ne bois qu’un dimanche
Quand j’entasse un amas de bois
Mon cœur s’emballe et lassé flanche
Et ma chair fraîche est au abois
En poussant son sang qui s’épanche
S’entend l’air clair d’un frère hautbois
Soufflant pour moi dans sa double anche
Et subjugué je m’en embois.
Ma hanche est très près de sa hanche
Que je sens qui n’est pas de bois
Comme un bouleau à la peau blanche.