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Je suis assis sur ce pont fixant l'horizon...

totora

Nouveau poète
"Je suis assis sur ce pont, fixant l'horizon, et j'écoute attentivement, ce que me chuchote l'eau qui coule sous mon siège de métal et de goudron, "Rejoins moi, jette toi dans cette immensité qui me compose, ce tout qui te mèneras au trépas... Plonge. Empale toi dans ces rochers qui fendent terres et ruisseau... Laisse aller ton envie... La boue mêlé au sang sera ton tombeaux, et je me noierais dans tes poumons, pourtant déjà meurtri par les inhalation de tes cigarettes bon marché" Je ne cache pas à mon papier que l'envie est là, et que la froideur de la mort ne me fais plus pâlir depuis bien longtemps, mais pourtant j'hésite avant de regarder le sol se rapprocher, "Que vais je donc laisser derrière moi ?" Des mots, des pensées, un passé qui m’indiffère et même pas toi, toi que je ne sais plus, toi que mon cœur se force d'oublier... Et toi espérance, qui est montée la haut depuis bien longtemps, et qui fais la connaissances de tout ces archanges dont les livres nous content tant de bien mais tout cela sonne faux, on étais pas du même monde, et pourtant nos larmes se rejoignent, dans le ciel tout la haut, et je te parle, à toi espérance qui depuis longtemps disparue, emmenant avec toi candeur et quiétude... S'il te plais laisse moi m'en aller, je ne t'oblige pas à cautionner ce geste lourd de conséquence... Laisse moi au moins relâcher ces poids sur mes épaules, que je puisse savourer quelques instants, le repos.

J'ai pris ma décision Espérance, je ne te parlerais plus, tu ne me fais plus rien, tu n'apporte rien de bien, alors quitte à choisir, je préfère risquer mon chemin dans ce précipice lointain, laisse moi m'envoler, j'en ai besoin..."

"Et le Grand Homme s'envola,
Il à découvert où le menais son chemin,
Sur un pont, girondins,
Là, ou le sang qui aura couler n'inquiètera pas...

Là où tout devais commencer,
Là où il à discuter pour la première fois avec Éternité,
Et petit humain meurt,
Atrophié par la réalité dont il avais si peur...

Et même pour tout l'or du monde il ne changerais son chemin,
Car petit homme, sous ce pont, bordelais, est maintenant serein."
 
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