Eléâzar
Maître Poète
Dans l'horizon des monts que les sapins effrangent
Je revois le pays moi comtois avec joie
Les photographies de ce sol toutes se rangent
Dans le souvenir du passé pour que j’y croie
Au détour d'un sentier je trouve ma jeunesse
En train de tailler dans le noyer un pipeau
Avant de sentir le souffle chaud d’une ânesse
Qui s’en va souvent seule à l'écart d'un troupeau
Quand je relis les noms inscrits au cimetière
Tous ceux que j'ai chéris jadis joyeux et forts
Ressuscitent je dis en contemplant leur pierre
Le pays c'est la terre où l'on connaît les morts.
Jean-Michel Bollet
1 948 -
Je revois le pays moi comtois avec joie
Les photographies de ce sol toutes se rangent
Dans le souvenir du passé pour que j’y croie
Au détour d'un sentier je trouve ma jeunesse
En train de tailler dans le noyer un pipeau
Avant de sentir le souffle chaud d’une ânesse
Qui s’en va souvent seule à l'écart d'un troupeau
Quand je relis les noms inscrits au cimetière
Tous ceux que j'ai chéris jadis joyeux et forts
Ressuscitent je dis en contemplant leur pierre
Le pays c'est la terre où l'on connaît les morts.
Jean-Michel Bollet
1 948 -