rivière
Maître Poète
Je parcours les lys des étangs
Parfois,
quand l’inspiration
me quitte à l’aurore,
ou
que s’amoncèlent
mes soucis,
je sors de ma borde,
les cierges du vent soulèvent
des pans de ma robe d’organdi,
mais peu me chaut ces détails,
je marche parmi
les cantiques des bocages
qui
errent
dans l’ombre des fleurs et des arbres,
je parcours
les
lys des étangs,
mes escarpins résonnent
dessus
la marelle des sentiers,
parfois
j’entends
les vagues du Loir
soupirer
le long des rivages,
et
pleurer ma bien-aimée
qui venait
saluer à chaque seconde
la poussière éparse
de l’Azur
sur les matités de l’onde,
je croise aussi
près
des sourcelets
des faons épelant
le
chant des sirènes,
les roses des chemins
s’ouvrent
au gré de ma marche,
bientôt
la liesse m’envahit,
je reviens à ma table,
et
par le bonheur de ta Grâce,
tu revis sous ma plume,
Toi,
ma déesse de Douceur,
Toi, le péan de mon existence !
Sophie Rivière
Parfois,
quand l’inspiration
me quitte à l’aurore,
ou
que s’amoncèlent
mes soucis,
je sors de ma borde,
les cierges du vent soulèvent
des pans de ma robe d’organdi,
mais peu me chaut ces détails,
je marche parmi
les cantiques des bocages
qui
errent
dans l’ombre des fleurs et des arbres,
je parcours
les
lys des étangs,
mes escarpins résonnent
dessus
la marelle des sentiers,
parfois
j’entends
les vagues du Loir
soupirer
le long des rivages,
et
pleurer ma bien-aimée
qui venait
saluer à chaque seconde
la poussière éparse
de l’Azur
sur les matités de l’onde,
je croise aussi
près
des sourcelets
des faons épelant
le
chant des sirènes,
les roses des chemins
s’ouvrent
au gré de ma marche,
bientôt
la liesse m’envahit,
je reviens à ma table,
et
par le bonheur de ta Grâce,
tu revis sous ma plume,
Toi,
ma déesse de Douceur,
Toi, le péan de mon existence !
Sophie Rivière