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Je ne te reconnais plus.

troubadour

Maître Poète
Je ne te reconnais plus.


Tu as tellement changée,

Tu ne t'es pas aperçue .

Tu tends les bras à l'étranger,

A te voir je suis déçu.



Je ne te reconnais plus.


Tes gestes, peu anodins,

Avilissent ton sourire.

Tes appas comme des rondins,

Glacent à jamais mes désirs.



Je ne te reconnais plus.



Plus rien n'est comme autrefois,

Ce grand élan matinal,

Vif, qui me poussait vers toi,

Je n'avais pas de rival.



Je ne te reconnais plus.



J'admirais le reflet clair,

De tes jolis yeux d'azur.

Ton odeur molle, à mon flair,

Ton corps hors d'usure.



Je ne te reconnais plus.



Tu te laisses à l'abandon,

Comme une naufragée aux flots,

Niant ce bras qui se tend,

Prise dans une mer en sanglots.



Je ne te reconnais plus.



Te rappelles-tu les roses,

Qui comblaient tes beaux jardins,

Fleurissant en vraies proses,

Attirant les yeux mondains.



Je ne te reconnais plus.



Moi l'écolier d'autrefois,

Qui rasait ta demeure,

Chantant sous ton toit, parfois,

Aime moi ou je meurs.



Je ne te reconnais plus.



La mer effaçait nos pas,

Sur notre plage dorée.

Renonçant à mon repas,

Juste pour mon adorée.



Je ne te reconnais plus.



Le reflet de clair de lune,

Mettait à ton oeil saphir,

Plus de larmes et brumes;

M'adoucie comme l'élixir.



Je ne te reconnais plus.



Tes jardins ont disparu,

Le béton a envahi,

Ta splendeur et tes rues,

Mon regard est trahi.



Je ne te reconnais plus.



Je n'arrive plus supporter,

Te voir t'avilir ainsi.

Je pars, je me vois porté,

De le faire pour toi aussi.



Je ne te reconnais plus.



Pas besoin d'adieu, ni gare,

Tiens!Je n'ai plus de larmes.

J'admirerai ton phare,

Chassant l'ombre de ton âme.



Je ne te reconnais plus.



Cette âme pliant ses os frêles,

Sous le poids des sots élus.

Esprits clos, pleins de querelles,

Ne cherchant point de salut.



Je ne te reconnais plus.



Sous les yeux de tes enfants,

Qui n'ont point de courage,

Ni savoir ce qu'ils font,

On te garde en otage.





19 novembre 2007.

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Dernière édition:
Magnifique plume à travers un écrit très émouvant à la fois triste, c'est vraie avec le temps tout s'arrange tout se dérange et on ne sait pas pourquoi, en se disant les gens s'attirent et se détachent, se séparent,c'est un beau poème que tu nous offres merci de ce partage à bientôt mes amitiés
 
Grand merci et même d'avantage, à tous ceux qui viennent me lire, et m'encouragent pour devenir plus sage et pouvoir traversé mes rimes à la nage... Et enfin gagner le rivage , un commentaire cette belle plage.
 
je vous remercie toutes et tous autant que vous êtes; cela me donne beaucoup de courage, pour poursuivre mon chemin ,tout en ayant un sentiment de ne pas être seul, à très bientôt.
 
Moi ,je reconnais bien cette plume qui nous offre des merveilles
Merci Troubadour pour ce partage si triste mais si beau à la fois
Grand merci Poète .
Amitiés
 
peut-être un phénomène de lassitude??


en tout cas avec tes anaphores tu donnes un formidable élan au récit!


presque du slam?

bon AM


agrégo
 
Un poème bien triste qui dit toute la rancœur qui vient du cœur !
avec beaucoup de regrets !
espérons que les choses vont s'arranger !
Courage, Bisous
 
Quelle merveille que cette désillusion natale ! Le modernisme sans vergogne ne vous sied pas mais l'expression de votre ressenti face à lui est un ravissement pour mon esprit.
 
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