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Je ne te quitterai pas

Polymnie2

Maître Poète
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Les saisons se ressemblent, s’étirant comme un arc !

Je ne te quitterai pas
Avant ton heure !



Puisque
Je te fête chaque matin, entre cisailles et nettoyage,
Un léger corsage sur corsaire, les pieds au vent à l’abri
D’une semelle, j’ai chaud, je me muscle en plein soleil,
Les tondeuses font le plein, couvrent l’harmonie qui Circule.
Tout est vert encore et tous respire dès l’aurore
Les roses sont ressorties enthousiasmées
Devant de tendres rayons suant sur leurs
Sourires fleuris,
Belle auréole fêtant l’entre deux saisons.


Nous sommes presque au 2 novembre et depuis hier le vent a sonné
le glas des feuilles
Date à laquelle je désirais poser ce poème.

_______

Suite à un lever à la fraîcheur hivernale, Toi doux soleil
Parais jouant de tes rayons, installes tes reflets en lumière
écrasant les reliefs
Comme une palette de couleurs se renverse !
Par enchantement irise tout le parterre
De feux fragiles multicolores
Sous l’effet d’un air sensible
Aiguisant un frémissement
A faire trembler
Les ombres et
Les choses !
Ô sensibilité toute frissonnante
Musant sur ma chair à toucher mon Âme !

Je ne ramasse rien pour garder le délice
De certains fins éclats, rendre joie à l’âme aphone,
Quand vibre la lumière dehors j’étreins celle de dedans !
Et sous la plume les mots chahutent de voyelles en consonnes,
L’air du chant prenant la douceur d’un pastel pour dire que
Les voix d’hier qui sonnent accrochées à l’automne,
c’est bien un luxe des saisons qui n’ont plus de raison
sauf celle d’un aujourd’hui bouleversé.

C’est bien Eole qui a soufflé sur ta parure, jeté à terre tes feuilles d’or
Et d’argent. Il faut reconnaître enfin que
Fouler ce tapis vermoulu tissé de vent
C’est nourrir ton sous-sol de tes empreintes que nous incrustons sur
lui qui meurt à petit feu
Pour mieux subir le givre des saisons !

La Nature ici est encore toute colorée de la joie de l’été
Sous le bleu qui ne grisonne. Il reste azur, il reste pur
sans encore se gommer!

Les gazouillis font la fête aux moindres rais frivoles,
Affûtent l’écho de battements d’ailes applaudissant la
Tourterelle à l’affût de bonheur filtrant.
Elle passe harmonieuse pour fendre les voix en rais de soleil !

Cher Eté, inutile de te chasser avant l’heure de vérité.
Qu’importe la date, il y a des jours et des nuits encore
Tu n’as pas fini ton œuvre tu parachèves un départ
En très lent long baiser final
Pour faire de chaque jour
Un pressant regain
Sentimental !

L’automne rayonne donc heureux, haut en couleurs.
C’est un long au revoir, comme nous en douleur
Lorsque nous quitte un invité cher
Prolongeant son départ
Pour plaire à nos
Sincères
Adieux !


Polymnie2, ce 24 Octobre 2019

rediffusion du 27 octobre 2016
Ecrit le 10 octobre 2015
 
Merci Véronique, l'automne est toujours
douloureux à nos yeux!
l'été s'en va, victorieux, sous l'aile des cieux!
annonçant la fête des saints, et se nourrira la terre
après la glace, la neige grelotera un nouveau printemps!

Bises, Poly​
 
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