79didou
Maître Poète
Sur les hautes plaines du ciel
Coiffant la terre et les océans,
Je nais pour me laisser mourir
En exhalant mon dernier soupir
Au gré de la foudre et du vent
Mes deux nourrices du fiel
Moi qui imbibe la poussière
De tous mes états d’âme,
J’ai fustigé l’arche de Noé
Dans la terrible animosité
Du déluge de mes lames
Au détriment de la lumière
J’ai sculpté de mon art
Les ruisseaux en sommeil
Pour y faire de mes fleuves
A ceux qui s’abreuvent
Un péril alors sans pareil,
Voici le prix du traquenard !
Si ma force a rompu des destins
Ma douceur apaise aussi la vie,
De là où trébuchent les anges
Malhabiles dans leurs langes
Ma bruine cache parfois aussi
Les larmes sur vos mains
Que l’on danse pour m’appeler
Où que l’on chante sous ma pluie
Je ne suis à la fois nulle part,
Et partout sur vos hectares
Vous qui m’aviez tant maudit
Pour me revoir, vous me supplierez !
Coiffant la terre et les océans,
Je nais pour me laisser mourir
En exhalant mon dernier soupir
Au gré de la foudre et du vent
Mes deux nourrices du fiel
Moi qui imbibe la poussière
De tous mes états d’âme,
J’ai fustigé l’arche de Noé
Dans la terrible animosité
Du déluge de mes lames
Au détriment de la lumière
J’ai sculpté de mon art
Les ruisseaux en sommeil
Pour y faire de mes fleuves
A ceux qui s’abreuvent
Un péril alors sans pareil,
Voici le prix du traquenard !
Si ma force a rompu des destins
Ma douceur apaise aussi la vie,
De là où trébuchent les anges
Malhabiles dans leurs langes
Ma bruine cache parfois aussi
Les larmes sur vos mains
Que l’on danse pour m’appeler
Où que l’on chante sous ma pluie
Je ne suis à la fois nulle part,
Et partout sur vos hectares
Vous qui m’aviez tant maudit
Pour me revoir, vous me supplierez !