guyhenri
Maître Poète
Je n’étais pas aux noces. Le jour du mariage, certes j’étais aux noces. Dévorant la mariée je n’avais qu’une envie ; La prendre sur le champ et quitter Calvados Et découvrir grisé ses charmes qui m’ont ravi ; Sous sa morphologie faisant monter la fièvre ! Car des yeux j’explorais le trésor de rêve. Oui, je voulais déjà tout de suite abuser ; De ce que la morale nous avait refusé ! Durant les fiançailles on s’était embrassé Sous l’œil des chaperons vraiment embarrassés. Les fiancés de l’époque se touchaient que des yeux Autres choses risqueraient de choquer les aïeux. La noce ayant eu lieu nous avions le feu vert Cette fois je l’admirais d’un regard pervers ! Car maintenant marié, le viril en furie ; En moi s’impatientait d’assouvir ses envies ! Je n’entendais même pas les vive les mariés ! Car j’avais déjà hâte de nous voir apparier ; Etre seul, s’enlacés, durant la lune de miel Dont disaient les anciens mènent au septième ciel ! Les verres de champagne nous ayant mis à point Des heureux invités nous étions déjà loin ! Nos sourires complices nous mettaient au supplice N’attendant qu’une chose ; savourer le délice ; Que le goût des baisers laissait penser si doux ! Du désir, des plaisirs ; cela nous rendait fous Soumis à la torture ; la fin des noces attendre Pour goûter au bonheur différé de se prendre ! Vint l’heure de la surprise! Alors, je vous assure ; Qu’on savoura sans fin, l’ensorcelant fruit mûr ! Guy