• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Je m'en vais dans le Paradis Blanc

titigrogro

Nouveau poète
Je m’en vais dans le Paradis Blanc

Quelle est donc cette langueur qui s'installe en moi ?
Une douceur, chaleur qui m'étreint dans ses bras ;
Comme un gel qui s'insinue ici, là, en moi,
La torpeur m'entraîne vers les lueurs en bas.

Toutes ces choses qui vivaient aux alentours
Semblent maintenant bien ralenties, immobiles.
Je suis enfermé dans un donjon, une tour
Qui suis les caprices du vent et qui vacille.

Comme un bateau sur l'empire de l'océan
D'une terreur sans nom je suis l'esclave
Voyez moi, je suis sous son empire, céans ;
Perdu dans les tentacules du psycho-phage.

Je pars, je ne lutte plus, pourquoi se battre ?
Laissez moi, je ne veux pas partir d'ici bas
Arrêtez, je vous en prie. Ne plus combattre.
S’allonger, se délasser, laissez moi donc là !

Ne me secouez plus, ne vous acharnez pas
Sur mon corps décharné déjà abandonné :
Je vois par dessus, je suis déjà trépassé ;
C'est doux la mort, il n'y a plus de vie pour moi.

C'est beau la mort, en fait, c'est plein de vie dedans
Je vous vois si tristes à côté de ce corps mort.
Quoi ? J’ai froid ? J’ai peur ? Je n'ai pourtant plus de corps !
Elle arrive, je m'en vais dans le paradis blanc.

Adieu.​
Clément​
 
magnifique et douce mort, naturelle et sans amertume. qui sait, ce n'est peut-être pas si difficile, de mourir...
 
Retour
Haut