Verona
Nouveau poète
Vous me parlerez de morale
Vous, gens bien pensant, sans dilemne
Qui dans mes mots lirez scandale
Je l'aime.
Le coeur, dit-on, a ses raisons
Qui fuient la raison sans problème
Je ne vois qu'elle à l'horizon
Je l'aime.
Décide t-on de désirer
Puis d'être désiré de même ?
Mon ombre enfin s'est éclairée
Je l'aime.
Rien ne se prévoit, tout se vit
Parmi la foule quand bien même
Elle est mon manque et mon envie
Je l'aime.
Vous la trouverez ordinaire
A n'en pas valoir un poème
Elle même ne comprendrait guère
Je l'aime.
Je sais ses mains brûlant ma peau
Mes lèvres buvant son haleine
Rien sur Terre ne serait plus beau
Je l'aime.
Sans fards, nue des lourdes parures
Loin des diamants et des diadèmes
Son coeur est bijou le plus pur
Je l'aime.
Qu'elle n'ose tous les mots d'amour
Que certains gestes elle retienne
Elle sait qu'au-delà des discours
Je l'aime.
De lune pleine en velours noir
Mes nuits rejouent sans fin leur thème
Sous mes yeux ses yeux en miroir
Je l'aime.
Qu'en son absence les secondes
Soient de longues heures qui traînent
L'horloge prise dans sa ronde
Je l'aime.
Le vent d'hiver toujours s'efforce
De refroidir un soleil blême
Décembre perd de son écorce
Je l'aime.
Plus rare que toutes les richesses qu'en une vie j'aurai connu
Sous mes yeux son coeur se confesse avant que le sommeil l'entraîne
Ses mots au paradis m'emmènent pour me faire vivre un inconnu
Elle m'aime.
Vous, gens bien pensant, sans dilemne
Qui dans mes mots lirez scandale
Je l'aime.
Le coeur, dit-on, a ses raisons
Qui fuient la raison sans problème
Je ne vois qu'elle à l'horizon
Je l'aime.
Décide t-on de désirer
Puis d'être désiré de même ?
Mon ombre enfin s'est éclairée
Je l'aime.
Rien ne se prévoit, tout se vit
Parmi la foule quand bien même
Elle est mon manque et mon envie
Je l'aime.
Vous la trouverez ordinaire
A n'en pas valoir un poème
Elle même ne comprendrait guère
Je l'aime.
Je sais ses mains brûlant ma peau
Mes lèvres buvant son haleine
Rien sur Terre ne serait plus beau
Je l'aime.
Sans fards, nue des lourdes parures
Loin des diamants et des diadèmes
Son coeur est bijou le plus pur
Je l'aime.
Qu'elle n'ose tous les mots d'amour
Que certains gestes elle retienne
Elle sait qu'au-delà des discours
Je l'aime.
De lune pleine en velours noir
Mes nuits rejouent sans fin leur thème
Sous mes yeux ses yeux en miroir
Je l'aime.
Qu'en son absence les secondes
Soient de longues heures qui traînent
L'horloge prise dans sa ronde
Je l'aime.
Le vent d'hiver toujours s'efforce
De refroidir un soleil blême
Décembre perd de son écorce
Je l'aime.
Plus rare que toutes les richesses qu'en une vie j'aurai connu
Sous mes yeux son coeur se confesse avant que le sommeil l'entraîne
Ses mots au paradis m'emmènent pour me faire vivre un inconnu
Elle m'aime.