Fysco
Maître Poète
Comme marin sur sage océan
Encalminé, onde en morne plaine
Que n'animent ni vent ni courant,
Isolé dans l'immensité vaine
De la mer et du ciel, espérant
Le port de quelque terre lointaine.
J'attends.
Comme prisonnier purgeant sa peine
Derrière les barreaux escomptant
Que les secondes des jours s'égrènent,
Que passe ainsi la lenteur du temps
Pour retrouver une âme sereine
Regagner la liberté d'avant.
J'attends.
Comme poète au soleil levant
Ebloui de lumière soudaine,
Nuit noire et profonde, regrettant
Un lieu enchanté de souveraines
Silencieuses dans le firmament,
Comptant que la Terre se démène.
J'attends.
Comme animal sur terre hibernant
Rêvant que le triste hiver s'achève,
Que renaisse un lumineux printemps
Voyant carence de la relève
Ni paradis, enfer, le néant
Patient, que la camarde me crève.
J'attends.
Encalminé, onde en morne plaine
Que n'animent ni vent ni courant,
Isolé dans l'immensité vaine
De la mer et du ciel, espérant
Le port de quelque terre lointaine.
J'attends.
Comme prisonnier purgeant sa peine
Derrière les barreaux escomptant
Que les secondes des jours s'égrènent,
Que passe ainsi la lenteur du temps
Pour retrouver une âme sereine
Regagner la liberté d'avant.
J'attends.
Comme poète au soleil levant
Ebloui de lumière soudaine,
Nuit noire et profonde, regrettant
Un lieu enchanté de souveraines
Silencieuses dans le firmament,
Comptant que la Terre se démène.
J'attends.
Comme animal sur terre hibernant
Rêvant que le triste hiver s'achève,
Que renaisse un lumineux printemps
Voyant carence de la relève
Ni paradis, enfer, le néant
Patient, que la camarde me crève.
J'attends.
Dernière édition: