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Jardin sans parfum

Dolk onit

Grand poète
Jardin sans parfum

Elle est passée, lumière au pas léger,
Son sourire fendait le jour comme un secret.
Et moi, simple homme, cœur en éveil,
J’ai cru voir l’amour dans son soleil.

Je l’ai servie, douce reine de mes heures,
Aux petits soins, aux moindres pleurs.
Premier regard, deuxième souffle, troisième nuit —
J’ai cru qu’elle était enfin celle de ma vie.

Mais son jardin, ce doux mystère,
S’est ouvert… sans moi, sans prière.
Et dans ses yeux, j’ai vu l’aveu :
« Tu es mon ami, mais mon cœur est ailleurs. »

Elle pleure pourtant, dans mes bras tranquilles,
Pour un autre, absent, fragile.
Elle pleure, et moi je reste,
Prisonnier d’un rôle que je déteste.

L’amour ? Non. Une illusion.
Une relation à condition.
Je m’éloigne, le cœur en morceaux,
Fatigué d’arroser ce qu’un autre sème trop tôt.

Car entretenir un jardin sans parfum,
C’est mourir un peu, chaque matin.
Mais peut-être qu’un jour, au détour du chemin,
Une fleur m’aimera… pour de vrai, enfin.
 
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