J'ai mal pour eux...
Il fait beau, l'oiseau chante au forsythia,
Mon âme est ailleurs, vole vers le Japon...
Le soleil d'or éclabousse le haut de la ville.
Aujourd'hui je me sens tout à fait inutile,
Devant la désespérance du peuple nippon...
Mon esprit s'embrouille, je ne suis plus là...
Des êtres impuissants assistent en direct
A la mort d'un peuple sous les décombres
Et pourtant que de dignité en leur regard!
Autour d'eux, plus rien, ils vont au hasard
Résignés, tels fantômes sortant de l'ombre...
Il fait beau mais hélas! n'ai envie de rien,
L'angoisse monte et ne veut pas se taire.
L'attente est longue, que va t-il se passer?
La terre va t-elle recommencer à trembler?
Pourtant l'odeur des fleurs est dans l'air...
Que font-ils ? Où sont les chats, les chiens?
Ici, la nature prépare ses nouveaux habits...
Malgré les dures informations en boucles,
Tout paraît tranquille, le Printemps est là,
Mais la menace s'avance sur le Fuji-yama...
Que deviendra cette montagne des couples
S'immolant au nom des amours interdits?
Je me dis qu'au final leur mort était douce,
Puisqu-ensemble, ils l'avaient programmée...
Pays du soleil levant retrouveras-tu le calme?
Des séismes enregistrés, tu détiens la palme!
Comment vivre, accepter ce désastre imposé?
Pays du bonsaï, ta souffrance dit :« Pouce!»
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