kziard
Poète libéré
Si je dois seulement m’indigner
Pour que les choses bougent
Combien de fois l’ai-je fait
Jusqu’à devenir tout rouge
Cela n’a pas suffit
Messieurs les philosophes
Même si vous l’avez écrit
En prose ou en strophes.
Appelez-moi aux armes
Pour que le sang coule
Déclencher les alarmes
A mains nues sans cagoule
Je suis isolé
Mais ne suis pas seul
A m’étouffer
Avec mes coups de gueule.
Le peuple est saigné
Pour rembourser les banques
On ne lui a rien donné
La vérité on lui planque
Rendre Quoi ? Rendre gorge
Serait l’unique sentence
Avant qu’on les égorge
Pour leurs abus de confiance.
Nous sommes combien
Aussi conscients et lâches
A ne brandir en vain
Que des mots qu’on mâche ?
Bedonnants et repus
On donne de la matière grise
Mais là je n'en peux plus
Que le confort me paralyse.
Pour que les choses bougent
Combien de fois l’ai-je fait
Jusqu’à devenir tout rouge
Cela n’a pas suffit
Messieurs les philosophes
Même si vous l’avez écrit
En prose ou en strophes.
Appelez-moi aux armes
Pour que le sang coule
Déclencher les alarmes
A mains nues sans cagoule
Je suis isolé
Mais ne suis pas seul
A m’étouffer
Avec mes coups de gueule.
Le peuple est saigné
Pour rembourser les banques
On ne lui a rien donné
La vérité on lui planque
Rendre Quoi ? Rendre gorge
Serait l’unique sentence
Avant qu’on les égorge
Pour leurs abus de confiance.
Nous sommes combien
Aussi conscients et lâches
A ne brandir en vain
Que des mots qu’on mâche ?
Bedonnants et repus
On donne de la matière grise
Mais là je n'en peux plus
Que le confort me paralyse.