ludewic
Nouveau poète
Depuis le temps que je m’efforce d’être poète
De dessiner sur des déserts blancs les oasis de mes errances
De plonger aux fonds des abysses et cueillir mes sombres isoètes
Je n’ai rencontré que le soleil noir de ma pathétique existence
Qui resplendit tel le dernier crépuscule de l’apocalypse
Sur les seuls instants de bonheur qui rapidement s’éclipsent
Depuis le temps que je rêve de rivaliser avec ce grand corps malade
Qui fait chavirer par sa voix puissante et ses sublimes ballades
Le cœur des amies tandis que leurs copains sans rime aucune
Tentent par un slam au rabais hip hop hardcore de faire fortune
Oui depuis le temps que je m’inspire des vers de soprano
M’éloignant tous les jours un peu plus de victor hugo
Puisant dans les tripes et hiéroglyphes de mes obscures ghettos
Le rythme génial d’Iam la rage de daddoo la désinvolture de booba
Depuis le temps que je me perds à comprendre la douleur de vitaa
Repoussant violemment la rigueur des dieux du parnasse
J’ai cherché ma voie dans l’inspiration de la rue dans l’immondice et la crasse
Il y a encore quelques années je m’imaginais prix goncourt
Depuis le temps mon rêve a vraiment tourné court
Quand certains célèbrent triomphant des chef-d’œuvres que personne ne lira
Je creuse loin des salons où l’on est un peu trop causant
La terre où reposent mes frères et sœurs du soudan
Et qu’importe si cela ne rime pas à la gloire à l’immortalité je n’irai pas dans l’au-delà
Je resterai ici bas avec ceux pour qui mon encre ne tarira jamais
Les anonymes qui se meurent nettoyés au karcher par nos politiques
Les massacres économiques appelant les holocaustes sociaux oui désormais
J’ai rejoins le maquis avec mes gribouillages assassins
De nos jours plus personne plus rien n’est saint
Diams l’a dit il y a dans les caisses de la france une odeur d’afrique
Juste pour rappeler à celui qui prône la rupture
Qu’il y a en nous de profondes blessures
Que les mots les formules les savantes tournures
Ne cicatriseront pas de si tôt car cette afrique
A qui aujourd’hui on tourne le dos on tourne en bourrique
N’est pas tout à fait morte et enterrée
Depuis le temps que je cogne à toutes les entrées
Les portes restent tristement closes presque hermétiques
Mon nom n’ira pas mourir sur la page jaunie
D’une vieille et usée encyclopédie
Dans quelques années lorsque je ne serai plus
Qu’une pâle copie de corneille cabrel bruel perdue
Entre les étagères d’une bibliothèque banlieusarde et d’un automne rude
Souviens-toi que j’ai essayé d’être moins prude
A la hauteur de joey starr de mc jean gabin et de toute la racaille attitude..
De dessiner sur des déserts blancs les oasis de mes errances
De plonger aux fonds des abysses et cueillir mes sombres isoètes
Je n’ai rencontré que le soleil noir de ma pathétique existence
Qui resplendit tel le dernier crépuscule de l’apocalypse
Sur les seuls instants de bonheur qui rapidement s’éclipsent
Depuis le temps que je rêve de rivaliser avec ce grand corps malade
Qui fait chavirer par sa voix puissante et ses sublimes ballades
Le cœur des amies tandis que leurs copains sans rime aucune
Tentent par un slam au rabais hip hop hardcore de faire fortune
Oui depuis le temps que je m’inspire des vers de soprano
M’éloignant tous les jours un peu plus de victor hugo
Puisant dans les tripes et hiéroglyphes de mes obscures ghettos
Le rythme génial d’Iam la rage de daddoo la désinvolture de booba
Depuis le temps que je me perds à comprendre la douleur de vitaa
Repoussant violemment la rigueur des dieux du parnasse
J’ai cherché ma voie dans l’inspiration de la rue dans l’immondice et la crasse
Il y a encore quelques années je m’imaginais prix goncourt
Depuis le temps mon rêve a vraiment tourné court
Quand certains célèbrent triomphant des chef-d’œuvres que personne ne lira
Je creuse loin des salons où l’on est un peu trop causant
La terre où reposent mes frères et sœurs du soudan
Et qu’importe si cela ne rime pas à la gloire à l’immortalité je n’irai pas dans l’au-delà
Je resterai ici bas avec ceux pour qui mon encre ne tarira jamais
Les anonymes qui se meurent nettoyés au karcher par nos politiques
Les massacres économiques appelant les holocaustes sociaux oui désormais
J’ai rejoins le maquis avec mes gribouillages assassins
De nos jours plus personne plus rien n’est saint
Diams l’a dit il y a dans les caisses de la france une odeur d’afrique
Juste pour rappeler à celui qui prône la rupture
Qu’il y a en nous de profondes blessures
Que les mots les formules les savantes tournures
Ne cicatriseront pas de si tôt car cette afrique
A qui aujourd’hui on tourne le dos on tourne en bourrique
N’est pas tout à fait morte et enterrée
Depuis le temps que je cogne à toutes les entrées
Les portes restent tristement closes presque hermétiques
Mon nom n’ira pas mourir sur la page jaunie
D’une vieille et usée encyclopédie
Dans quelques années lorsque je ne serai plus
Qu’une pâle copie de corneille cabrel bruel perdue
Entre les étagères d’une bibliothèque banlieusarde et d’un automne rude
Souviens-toi que j’ai essayé d’être moins prude
A la hauteur de joey starr de mc jean gabin et de toute la racaille attitude..