rivière
Maître Poète
J’adore flâner dans les gares
J’adore flâner dans les gares,
on n’y voit passer des inconnus,
des barbares échevelés, des fous, des exaltés,
qu’il est préférable d’éviter,
des messieurs bien mis
en redingote ou en costume trois pièces
qui ne lisent que
les cours de bourse,
on croise aussi,
sous les marquises de verre et de fer,
des jeunes gens rêveurs
porteurs uniquement de
leur livre-culte Sur la route de Jack Kerouac,
ou d’autres endimanchés, bardés de diplômes,
à l’air important et sans scrupule,
qui veulent conquérir le monde,
je préfère
pour ma part les jeunes filles
rayonnantes et merveilleuses,
mais il s’agit là d’une litote :
elles sont
toutes exquises et belles,
comme ma Douce et moi,
à l’aurore du premier printemps de la Terre.
J’adore flâner dans les gares,
m’asseoir sur un banc,
entendre dans les haut-parleurs
les destinations des trains,
les noms de villes inconnues,
ou que j’ai parcourues
dans une période de ma vie
qui n’est plus.
Les golfes de bruit m’envahissent,
je me revois attendre,
fiévreuse,
ma Fée,
je demeurais à Paris
et elle au Mans,
nous nous retrouvions le dimanche
pendant quelques heures,
mais qu’importe ces détails,
car je sais qu’elle m’attend dans notre logis,
avec à la bouche un sonnet de joie,
elle qui est si Femme !
Sophie 839
J’adore flâner dans les gares,
on n’y voit passer des inconnus,
des barbares échevelés, des fous, des exaltés,
qu’il est préférable d’éviter,
des messieurs bien mis
en redingote ou en costume trois pièces
qui ne lisent que
les cours de bourse,
on croise aussi,
sous les marquises de verre et de fer,
des jeunes gens rêveurs
porteurs uniquement de
leur livre-culte Sur la route de Jack Kerouac,
ou d’autres endimanchés, bardés de diplômes,
à l’air important et sans scrupule,
qui veulent conquérir le monde,
je préfère
pour ma part les jeunes filles
rayonnantes et merveilleuses,
mais il s’agit là d’une litote :
elles sont
toutes exquises et belles,
comme ma Douce et moi,
à l’aurore du premier printemps de la Terre.
J’adore flâner dans les gares,
m’asseoir sur un banc,
entendre dans les haut-parleurs
les destinations des trains,
les noms de villes inconnues,
ou que j’ai parcourues
dans une période de ma vie
qui n’est plus.
Les golfes de bruit m’envahissent,
je me revois attendre,
fiévreuse,
ma Fée,
je demeurais à Paris
et elle au Mans,
nous nous retrouvions le dimanche
pendant quelques heures,
mais qu’importe ces détails,
car je sais qu’elle m’attend dans notre logis,
avec à la bouche un sonnet de joie,
elle qui est si Femme !
Sophie 839
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