Filiatus
Maître Poète
Il naît à Clichy la Garenne
Aujourd'hui Clichy, simplement
Une ville des Hauts-de-Seine
Où ses parents sont commerçants
Son père le met à l'école
Mais elle n'est pas à son goût
Il traîne près des music-halls
À Pigalle avec des voyous
À dix-neuf ans il se marie
Avec une ancienne écolière
À vingt, il part pour l'Algérie
D'où il divorce et fait la guerre
Puis quand on le démobilise
Il a une arme en ses bagages
Ce qui lui permet à sa guise
D'opérer maints cambriolages
Mesrine, de nouveau convole
Entre deux incarcérations
Avec une belle Espagnole
À qui il fait deux beaux garçons
Il s'établit aux Canaries
Où le couple ouvre un restaurant
Mais il mène la double vie
Car il ne gagne pas d'argent
Il quitte sa femme et ses gosses
Qui, lasse, divorce aussi sec
Et s'en va pour rouler sa bosse
Avec une femme, au Québec
Là-bas, Mesrine et sa maitresse
Kidnappent un notable suisse
Qui avait eu la gentillesse
De les choisir à son service
Heureusement le coup avorte
Mais on reconnaît leur faciès
Alors le couple se transporte
Illégalement aux U. S.
Dénoncé par une hôtelière
Mesrine, d'un tir la dégomme
S'ensuit dans l'Amérique entière
Une infernale chasse à l'homme
Finalement le F.B. I.
Les intercepte au bout d'un mois
Et extrade les deux canailles
Directement au Canada
Sur le tarmac de Montréal
Pour qu'à Québec vibre la fibre
Le tueur, singeant le Général
S'écrie : "Vive le Québec libre !"
En mil neuf cent soixante-douze
Après trois années de prison
Du pays, notre homme a le blues
Et réussit son évasion
À Paris, Mesrine s'installe
Dans le quartier de Montparnasse
Et comme tout homme en cavale
Il vit de holdups et de casses
Arrêté par le commissaire
Broussard, qui lui témoigne
Quelque admiration, il lui sert
Une coupe d'un bon champagne
Incarcéré en Q. H. S.
À la prison de la Santé
Seul, il réussit la prouesse
Sans arme, de s'en évader
Peu après cet exploit, tranquille
Déguisé, il part attaquer
Le grand casino de Deauville
Mais il est vite démasqué
Lors, il continue ses braquages
C'est son unique profession
Broussard et sa police enragent
Car leur enquête tourne en rond
Le bandit a même l'audace
De mettre un ancien juge en joue
De se rendre dans un palace
Pour y donner une interview
En mil neuf cent soixante-seize
Mesrine, alors à court d'argent
Extorque à une star française
Environ dix millions de francs
Deux ans plus tard, il exécute
Tout du moins blesse gravement
Un journaliste de "Minute"
Qui le narguait depuis longtemps
Mais le commissaire Broussard
Finit par repérer l'endroit
Où se cache sa bête noire
Et poste des flics sur les toits
Quand Mesrine prend sa voiture
Il est tout de suite encerclé
Et soulevant une tenture
D'un camion qui le précédait
Des policiers vident leurs armes
De sang-froid, délibérément
Sur le bandit point en alarme
Comme on abat un chien errant
Aujourd'hui Clichy, simplement
Une ville des Hauts-de-Seine
Où ses parents sont commerçants
Son père le met à l'école
Mais elle n'est pas à son goût
Il traîne près des music-halls
À Pigalle avec des voyous
À dix-neuf ans il se marie
Avec une ancienne écolière
À vingt, il part pour l'Algérie
D'où il divorce et fait la guerre
Puis quand on le démobilise
Il a une arme en ses bagages
Ce qui lui permet à sa guise
D'opérer maints cambriolages
Mesrine, de nouveau convole
Entre deux incarcérations
Avec une belle Espagnole
À qui il fait deux beaux garçons
Il s'établit aux Canaries
Où le couple ouvre un restaurant
Mais il mène la double vie
Car il ne gagne pas d'argent
Il quitte sa femme et ses gosses
Qui, lasse, divorce aussi sec
Et s'en va pour rouler sa bosse
Avec une femme, au Québec
Là-bas, Mesrine et sa maitresse
Kidnappent un notable suisse
Qui avait eu la gentillesse
De les choisir à son service
Heureusement le coup avorte
Mais on reconnaît leur faciès
Alors le couple se transporte
Illégalement aux U. S.
Dénoncé par une hôtelière
Mesrine, d'un tir la dégomme
S'ensuit dans l'Amérique entière
Une infernale chasse à l'homme
Finalement le F.B. I.
Les intercepte au bout d'un mois
Et extrade les deux canailles
Directement au Canada
Sur le tarmac de Montréal
Pour qu'à Québec vibre la fibre
Le tueur, singeant le Général
S'écrie : "Vive le Québec libre !"
En mil neuf cent soixante-douze
Après trois années de prison
Du pays, notre homme a le blues
Et réussit son évasion
À Paris, Mesrine s'installe
Dans le quartier de Montparnasse
Et comme tout homme en cavale
Il vit de holdups et de casses
Arrêté par le commissaire
Broussard, qui lui témoigne
Quelque admiration, il lui sert
Une coupe d'un bon champagne
Incarcéré en Q. H. S.
À la prison de la Santé
Seul, il réussit la prouesse
Sans arme, de s'en évader
Peu après cet exploit, tranquille
Déguisé, il part attaquer
Le grand casino de Deauville
Mais il est vite démasqué
Lors, il continue ses braquages
C'est son unique profession
Broussard et sa police enragent
Car leur enquête tourne en rond
Le bandit a même l'audace
De mettre un ancien juge en joue
De se rendre dans un palace
Pour y donner une interview
En mil neuf cent soixante-seize
Mesrine, alors à court d'argent
Extorque à une star française
Environ dix millions de francs
Deux ans plus tard, il exécute
Tout du moins blesse gravement
Un journaliste de "Minute"
Qui le narguait depuis longtemps
Mais le commissaire Broussard
Finit par repérer l'endroit
Où se cache sa bête noire
Et poste des flics sur les toits
Quand Mesrine prend sa voiture
Il est tout de suite encerclé
Et soulevant une tenture
D'un camion qui le précédait
Des policiers vident leurs armes
De sang-froid, délibérément
Sur le bandit point en alarme
Comme on abat un chien errant