Filiatus
Maître Poète
J'ai toujours confondu Samuel de Champlain
Avec Jacques Cartier, car dans mon simple esprit
Ces deux célébrités avaient un point commun
Le Canada, mais là s'arrêtait mon acquis
Aussi je vous écris, pour me punir en somme
L'histoire de l'un d'eux, l'autre étant publiée
Je veux parler en fait du premier de ces hommes
Qui sur ce Nouveau Monde avait posé le pied
Jacques Cartier est né en terre Malouine
Un an avant l'exploit de Christophe Colomb
Et dans cette région on est dans la marine
De père en fils sur plus de six générations
On ne sait toutefois de lui ce qu’il advint
Du temps de sa jeunesse, on pense qu'il navigue
Avec Verrazzano, mais dès mil cinq cent vingt
Un acte notarié met un terme à l'intrigue
Jacques et Catherine, en avril s'unissent
Lui, est fils de Jamet, son épouse a pour père
Jacques des Granches, le seigneur en la justice
Du port de Saint-Malo, la cité des corsaires
Le jeune homme est "pilote et aussi capitaine
Ayant la charge de voiaiger et allez
Aux terres neufves et dans les îles lointaines
Par la grâce du roi François, dit le premier"
En avril de l'année mil cinq cent trente-quatre
Avec deux navires et soixante marins
Jacques Cartier rejoint dessous un ciel bleuâtre
En vingt jours seulement le sol Américain
Puis il longe les baies, louvoie entre les îles
Plante des croix là où la terre est plantureuse
Et à l'été suivant s'en retourne tranquille
Vers Saint-Malo, avec deux indiennes peureuses
Jacques reprend la mer en mai de l'an suivant
Décidé, cette fois de passer Terre-Neuve
De traverser la baie, dite de Saint-Laurent
Et dans une chaloupe explorer le grand fleuve
Au hasard d'une halte, il découvre un hameau
Situé sur un massif qu'il nomme Mont-Royal
Mais il ne savait pas que ce petit coteau
Deviendrait une ville appelée Montréal
Les Français sont surpris par le terrible hiver
Qui givre les prairies, les berges et les bois
Le grand fleuve emprisonne en ses glaciales serres
Les navires craquants d'inquiétude et de froid
Il faut attendre avril pour sortir de ce piège
Et mettre le cap sur Saint-Pierre et Miquelon
Le marin quitte enfin cet univers de neige
Et regagne la France où s'ouvrent les bourgeons
Jacques retourne vers l’Amérique du Nord
Afin de rapporter cette fois des pépites
Il en revient avec des diamants et de l’or
Mais qui ne sont que du quartz et de la pyrite
Déçu et contrarié, le grand navigateur
Se retire dans son manoir à Rothéneuf
Là, le roi Henri II pour son œuvre majeure
L’anobli en l’an mil cinq cent quarante neuf
Quelques années plus tard, une terrible peste
S’abat sur Saint-Malo et sur ses alentours
Emportant au passage en sa pêche funeste
Le premier capitaine Français au long cours
Avec Jacques Cartier, car dans mon simple esprit
Ces deux célébrités avaient un point commun
Le Canada, mais là s'arrêtait mon acquis
Aussi je vous écris, pour me punir en somme
L'histoire de l'un d'eux, l'autre étant publiée
Je veux parler en fait du premier de ces hommes
Qui sur ce Nouveau Monde avait posé le pied
Jacques Cartier est né en terre Malouine
Un an avant l'exploit de Christophe Colomb
Et dans cette région on est dans la marine
De père en fils sur plus de six générations
On ne sait toutefois de lui ce qu’il advint
Du temps de sa jeunesse, on pense qu'il navigue
Avec Verrazzano, mais dès mil cinq cent vingt
Un acte notarié met un terme à l'intrigue
Jacques et Catherine, en avril s'unissent
Lui, est fils de Jamet, son épouse a pour père
Jacques des Granches, le seigneur en la justice
Du port de Saint-Malo, la cité des corsaires
Le jeune homme est "pilote et aussi capitaine
Ayant la charge de voiaiger et allez
Aux terres neufves et dans les îles lointaines
Par la grâce du roi François, dit le premier"
En avril de l'année mil cinq cent trente-quatre
Avec deux navires et soixante marins
Jacques Cartier rejoint dessous un ciel bleuâtre
En vingt jours seulement le sol Américain
Puis il longe les baies, louvoie entre les îles
Plante des croix là où la terre est plantureuse
Et à l'été suivant s'en retourne tranquille
Vers Saint-Malo, avec deux indiennes peureuses
Jacques reprend la mer en mai de l'an suivant
Décidé, cette fois de passer Terre-Neuve
De traverser la baie, dite de Saint-Laurent
Et dans une chaloupe explorer le grand fleuve
Au hasard d'une halte, il découvre un hameau
Situé sur un massif qu'il nomme Mont-Royal
Mais il ne savait pas que ce petit coteau
Deviendrait une ville appelée Montréal
Les Français sont surpris par le terrible hiver
Qui givre les prairies, les berges et les bois
Le grand fleuve emprisonne en ses glaciales serres
Les navires craquants d'inquiétude et de froid
Il faut attendre avril pour sortir de ce piège
Et mettre le cap sur Saint-Pierre et Miquelon
Le marin quitte enfin cet univers de neige
Et regagne la France où s'ouvrent les bourgeons
Jacques retourne vers l’Amérique du Nord
Afin de rapporter cette fois des pépites
Il en revient avec des diamants et de l’or
Mais qui ne sont que du quartz et de la pyrite
Déçu et contrarié, le grand navigateur
Se retire dans son manoir à Rothéneuf
Là, le roi Henri II pour son œuvre majeure
L’anobli en l’an mil cinq cent quarante neuf
Quelques années plus tard, une terrible peste
S’abat sur Saint-Malo et sur ses alentours
Emportant au passage en sa pêche funeste
Le premier capitaine Français au long cours