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J’ai désiré sa venue

CHENNOUFI

Maître Poète
J’ai désiré sa venue

Le cœur me murmure et la raison me parle
De l'aimer encore après m'avoir trahi
Des souvenirs en douleurs s'éveillent me fonts mal
Elle fait fuir mon bonheur quand je pense à ma fille

Une meurtrière fleur qu'hier, j'avais cueillie
Putride était son cœur, la haine en elle qui règne
Elle m'a piqué au cœur et pourtant, il l'a aimé
Elle m’a volé, ma fleur, aujourd’hui mon cœur saigne
Mon cœur parle moi de ma fille
n’as-tu pas aimés
Ton silence torture s’il te plait parle d’elle
Si non tu meurs, c'est pour ma survie
Je te crois, je jure quand tu me parles d'elle

Elle est mon seul amour, rien qu'elle dans ma vie
Je ne l'ai pas vu encore, et tu me dis qu'elle et la plus belle
On dit que les yeux du cœur voient mieux même fermés
On dit que les moments forts, laissent ces traces des séquelles
Gravé au fond du cœur, et c'est pour toute une vie

J'ai voulu la voir la main sur le cœur
Dans ce sombre couloir, une nuit de pluie
Dans le ventre de sa mère, ma fille entre vie et mort
Dans mon être une peur, mon cœur a tremblé
J'ai voulu la prendre et sentir son corps
Mieux que sentir en moi la soie satinée
Son corps réjouit l'âme avec sa douceur
Neuf mois d'attente en elle, dieu dit ça soufi
Et neuf mois d'amour en moi qui prend de l'ampleur
Des choses merveilleuses pour elle en moi, j'ai bâti
Mais la tueuse fleur d'hier, en elle était ma fleur
Que je lui promis un jour une danse, avant qu'elle soit née

On dit que c'est un bon signe si le bébé cri
J'ai attendu toute la nuit le désespoir murmure
J'ai entendu que mon cœur sans voix qui hurlé
Ni sa voix ni pleure, ma fille a crié ailleurs
Comme un précieux bijou, la nuit, ils me l'ont volé
On me laissant chagrin, et un mélange de haine et d'amour
Qui depuis cette nuit-là, ils ne m'ont jamais quitté

J'ai désiré sa venue, oh oui du fond du cœur
Comme des prophètes pour elle, moi, j'ai patienté
Avec le temps, ma peur augmente jusqu'à ce jour
De ne plus la voir un jour, j'ai mal rien qu'a penser
Jugé par les lois du mal et condamné à tort
Mon seul crime commis, c'est que je l'ai aimé
Par des gens faibles qui n'ont pas connu l'amour
Par l'incompétence, par l'ignorance, et l'égoïsme comme épée

Qui peut lui dire un jour, quand l'âme quittera le corps
Quand la mort tue ma peur, avec moi enterré
Quand femme sera ma fleur, de cet immense amour
Dans mes écritures se trouve, qu'elle sache que je l'ai aimé

Dis encore ma plume tant que ma mémoire est forte
Demain dans la brume, j'ai peur de l'oublier
Entre soleil et lune une fille triste qui chante
Des chants tristes sans rimes, depuis qu'elle est née

Dis-lui que je l'aime, elle a mon sang en elle
Et que mes mots lui dissent, que je ne l'ai pas abandonnée
Je t'aime
À bientôt
Mustapha
 
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