Abyssia
Nouveau poète
La lourde plaque de bois se referme lentement,
Emprisonnant avec elle tous nos souvenirs,
Tous nos bons comme nos mauvais moments.
Je crois entendre au loin ton grand rire.
Les flammes lèchent ta dernière demeure.
J'ai cette sourde envie de me mettre à courir,
A crier, à hurler, à renverser ces hypocrites fleurs.
Mais je ne bouge pas, j'ai même un piètre sourire.
Leur monde s'éloigne petit à petit, pas à pas.
Le mien s'écroule un peu plus à chaque instant.
Je sais que certains ont perdu avec toi leur foi,
Pour moi, c'est la vie qui vient de foutre le camp.
Une mer écoeurante de sel salit mes joues.
Mon coeur a du mal à suivre la cérémonie.
J'ai en tête cette image de navire un peu fou
Qui brave un océan de méchanceté infinie.
Je ne veux pas te voir partir ainsi, il est trop tôt.
Tu étais trop pur, la vie t'as craché dessus.
Et si Dieu existe, il vient de reprendre un agneau,
Une trop bonne bête qui n'a jamais déçu.
Emprisonnant avec elle tous nos souvenirs,
Tous nos bons comme nos mauvais moments.
Je crois entendre au loin ton grand rire.
Les flammes lèchent ta dernière demeure.
J'ai cette sourde envie de me mettre à courir,
A crier, à hurler, à renverser ces hypocrites fleurs.
Mais je ne bouge pas, j'ai même un piètre sourire.
Leur monde s'éloigne petit à petit, pas à pas.
Le mien s'écroule un peu plus à chaque instant.
Je sais que certains ont perdu avec toi leur foi,
Pour moi, c'est la vie qui vient de foutre le camp.
Une mer écoeurante de sel salit mes joues.
Mon coeur a du mal à suivre la cérémonie.
J'ai en tête cette image de navire un peu fou
Qui brave un océan de méchanceté infinie.
Je ne veux pas te voir partir ainsi, il est trop tôt.
Tu étais trop pur, la vie t'as craché dessus.
Et si Dieu existe, il vient de reprendre un agneau,
Une trop bonne bête qui n'a jamais déçu.
Déjà deux années de passées depuis cet instant,
Tout me paraît pourtant si frais dans mon esprit.
Toujours cette douleur, ce mal-être incessant,
Je n'existe plus sans toi, je n'en ai plus l'envie.
A mon grand-père, arraché trop rapidement à ceux qui l'aimaient vraiment. ♥
Tout me paraît pourtant si frais dans mon esprit.
Toujours cette douleur, ce mal-être incessant,
Je n'existe plus sans toi, je n'en ai plus l'envie.
A mon grand-père, arraché trop rapidement à ceux qui l'aimaient vraiment. ♥