J'ai acquis une haine totale de mon adolescence
Enfant timide et secret cloitré dans son ignorance
Croyant tout savoir mais victime de méconnaissances
Le monde est ma foi plus vaste que mon lieu de naissance
Je suis triste en pensant à toutes ces relations d'enfance
Gâchées, piétinées par un égo surdimensionné mais pas dense
Mes plaies sont ouvertes, béantes je panse
A l'aide du sel versées de mes larmes en abondance
Ce passé est synonyme pour moi de souffrance
Pourtant je m'attriste de l'étendue de ma constance
Aujourd'hui comme hier rien n'a changé
A part ma façon de fuir qui a évolué
Pour cela je remercie la prefecture d'Evry
Qui m'a grâcieusement remis mon permis
De conduire, hors de la ville, du pays, du quartier
En partant est ce à ma Vie que je tente d'échapper?
Mais partout où je regarde elle est là,
Patientant, attendant que je fasse un choix
Ce que je voulais c'est pouvoir m'extasier
Rencontrer l'âme soeur et avec me marier
Avec elle pouvoir sainement procréer
Sans me demander si elle a une quelconque MST
Mais je me rends compte qu'avancer me fait chier
Que je ne suis pas doué pour la vie en société
Il me faudrait peut être un village caché
Et même là je suis sûr que je pleurerai pour la télé,
C'est sûr, plus je me connais et plus je me hais
Normal, j'ai toujours eu du mal avec les éternels insatisfaits.