Venezio
Maître Poète

C’est la première fois que je touche Terre
Comme pour le voyage le plus inattendu
Avant de te connaître, j’étais encore en guerre
À présent j’ai compris, et je me suis rendu
Sans boucliers, je laisse la Vie me toucher
Accepte mon ignorance, de la nature des roses
D’être comme un ange, sans sa mémoire du Sacré
Mais ressentant que l’Amour, est en toutes choses
L’Amour, mon amour, est peut-être ce non Savoir
Et ne vouloir rien de plus au monde
Tu m’as écouté que quelques secondes
Compris pour toujours, qu’on sert une autre Gloire
Je suis innocent, je peux me tromper quand j’apprends
Je suis innocent, et mon Cœur se rend
Tout est surprenant, est du jamais vu
Et semble être là, seulement pour moi
Il y a tant de jours, où j’ai déjà vécu
De si belles complétudes avec Toi
La Providence sculpte pour moi la matière
Et je laisse la Lumière par mes failles entrer
Plus rien ne m’accable à me laisser amer
Enseigné à vivre confiant, libre et léger
L’Amour, mon amour, est peut-être ce non Avoir
Est, ne plus rechercher, un autre repaire
Tu m’as effleuré d’une espérance sincère
Conquis pour toujours, pour s’offrir, se recevoir
Et je n’ai pas de regrets, de pensées qui enserrent
Rien que le simple habit de l’ingénuité
De quelqu’un qui est né seulement hier
Et qui demain renaîtra, serein, émerveillé
Je suis innocent, je peux me tromper quand j’apprends
Je suis innocent et mon Cœur à l’Amour Infini se rend…