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Impro I

lawrascasa

Nouveau poète
Sur les nuages des jours abîmés,
Vidés des derniers soupirs de l’humanité
Traînés dans la fange des démons rugissant,
Péniblement ils bravent les vents.
Car là, nul salut pour les lâches
Mais nul laurier pour celui que la vie s’attache.
Ils sont là pour souffrir, pour gémir,
Mais sans jamais finir, ni frémir.
Les immondes mécréants que la mer a englouti
Ressortent ruisselants du mal qu’ils ont commis,
Attaquent les voiles, les mats et le pavillon,
Reconnaissent chaque marin et crient son nom
Pour le charmer vers son précipice.
Mais d’un coup la mer se lisse.
L’aube, cruelle de sa beauté innocente,
Comme si le ciel n’avait rien vu,
Eclaire, sur le quai, les femmes qui chantent.
Ils reviennent, ils ont vaincu.
Et déjà s’élance sur eux
Une foule ingrate et affamée
Injuriant à sa vue le peu
Que la sauvegarde de leurs vies à ramené.

1999
 
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