maldoror42
Nouveau poète
Le ciel posait Comme dans un tableau de Monet On voyait la ville Peinte et tachée d’huile. J’avais faim Allant les routes aux bords des foins Courant encore Contre le temps et la mort. Des fleurs d’ambres Grimpaient le long de mes jambes J’avais posé trop tard Sur un nuage, mon regard. L’éclat bleu D’un horizon grignoté par les dieux. Et les révolutions Du monde et des nations. Sur un chagrin La pluie venait se déposer en grain Morceaux d’azur Qui tombaient de ma toiture. Puis un sourire, Entre les draps, qui venait me dire : "Je t’aime toujours, Mais je ne crois plus à l’amour". Cette impression D’un soleil qui lève à chaque refrain De cette musique D’un peintre qui va au tragique.