fil2fer
Poète libéré
Impétueux moustique.
( A Saby et Alyssa qui par leur seule présence me préservent de toute piqûre de moustique. Avec ma reconnaissance éternelle !!!)
( A Saby et Alyssa qui par leur seule présence me préservent de toute piqûre de moustique. Avec ma reconnaissance éternelle !!!)
D‘un avis collectif, jamais sur la planète,
Un animal à trompe autant fit l’importun.
Car dans le genre humain il n’a d’ami aucun,
Puisqu’il ne cherche rien que la petite bête.
Quand on est minuscule et qu’on se veut féroce,
Il faut être inconscient pour piquer des géants,
Car sous prétexte que, nous serions de bon sang,
Le moustique impudent fait son petit colosse.
Comme un provocateur, pour servir l‘arrogance,
Il vole un peu plus loin que le bout de nos nez
Et nous nargue à l’abri, juste assez éloigné,
Pour déplaire à plus fort sans craindre la vengeance.
-----
Au secours Lafontaine, écrivez une fable,
Ou moustique voudrait gober diplodocus
L’histoire qui saurait, remettre ce minus
A la petite chaise et nous loin de sa table.
Priez pour nous : Pasteur, sainte Marie … Curie.
Dans le tube à essai mitonnez le bouillon
Qu’il boirait au onzième coup de carillon,
Pour au vert marécage inhumer sa furie.
Ô fée de cendrillon plantez là vos citrouilles,
Transformez moustique en amoureux éconduit
Envoyez le valser bien plus loin que minuit
Puis noyer son chagrin, dans la mare aux grenouilles.
-----
Fort d’une tradition née à l’âge de pierre,
Ce vieux briscard toujours nous prend pour des jeunots,
Et se rit des géants tendres comme l’agneau
Qu’il pique à volonté au ventre ou au derrière
Mon appel au secours trouve une oreille sourde,
Car le moustique est bien le plus grand des soiffards,
Qui siffle un petit rouge en dardant un pochard
Ou pique l’idiote s’il veut boire à la gourde.
S’il commet souvent le pêcher de gourmandise
Le moustique à son heure est un fin connaisseur,
D’une peau ingénue il aime la douceur,
Et celle d’un enfant fera ses friandises.
-----
Moi je passe l’été sans piqûres infectes,
Sans devoir à la science ou aux trucs de mamy,
Le tout est de savoir bien choisir ses amis
De s’entourer des gens qu’affectionne l’insecte.
De l’aveu de moustique, en mon humble demeure,
Sa table est bien dressée et un large panel,
Lui offre un joli choix pour ses festins charnels.
Il y goûte à son gré, la fermière et le beurre.
Tous les matins il tète un sang fort en laitage,
Au quatre heure Alyssa donne satisfaction
Le cou de ma chérie est à disposition,
Si un dimanche il veut s’offrir un trente ans d’âge.
Son cheptel est conforme aux règles sanitaires,
Donc traçabilité et suivi médical
Garantissent toujours au petit animal,
Des mets recommandés par son vétérinaire.
Aussi pour l’équilibre et pour la diététique
J’apporte à ses repas toute la variété,
Car souvent, dans mes murs, des gens sont invités,
Pour garnir mes soirées et plaire à mon moustique.
Le diptère jamais ne me prend donc pour cible,
Mais prélève à l’envie ce qu’il lui faut de sang.
Parfois, je vous l’avoue, je trouve un peu vexant,
Qu'il m'ait catalogué comme non comestible.
Fil2fer le 05/10/2011.
Un animal à trompe autant fit l’importun.
Car dans le genre humain il n’a d’ami aucun,
Puisqu’il ne cherche rien que la petite bête.
Quand on est minuscule et qu’on se veut féroce,
Il faut être inconscient pour piquer des géants,
Car sous prétexte que, nous serions de bon sang,
Le moustique impudent fait son petit colosse.
Comme un provocateur, pour servir l‘arrogance,
Il vole un peu plus loin que le bout de nos nez
Et nous nargue à l’abri, juste assez éloigné,
Pour déplaire à plus fort sans craindre la vengeance.
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Au secours Lafontaine, écrivez une fable,
Ou moustique voudrait gober diplodocus
L’histoire qui saurait, remettre ce minus
A la petite chaise et nous loin de sa table.
Priez pour nous : Pasteur, sainte Marie … Curie.
Dans le tube à essai mitonnez le bouillon
Qu’il boirait au onzième coup de carillon,
Pour au vert marécage inhumer sa furie.
Ô fée de cendrillon plantez là vos citrouilles,
Transformez moustique en amoureux éconduit
Envoyez le valser bien plus loin que minuit
Puis noyer son chagrin, dans la mare aux grenouilles.
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Fort d’une tradition née à l’âge de pierre,
Ce vieux briscard toujours nous prend pour des jeunots,
Et se rit des géants tendres comme l’agneau
Qu’il pique à volonté au ventre ou au derrière
Mon appel au secours trouve une oreille sourde,
Car le moustique est bien le plus grand des soiffards,
Qui siffle un petit rouge en dardant un pochard
Ou pique l’idiote s’il veut boire à la gourde.
S’il commet souvent le pêcher de gourmandise
Le moustique à son heure est un fin connaisseur,
D’une peau ingénue il aime la douceur,
Et celle d’un enfant fera ses friandises.
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Moi je passe l’été sans piqûres infectes,
Sans devoir à la science ou aux trucs de mamy,
Le tout est de savoir bien choisir ses amis
De s’entourer des gens qu’affectionne l’insecte.
De l’aveu de moustique, en mon humble demeure,
Sa table est bien dressée et un large panel,
Lui offre un joli choix pour ses festins charnels.
Il y goûte à son gré, la fermière et le beurre.
Tous les matins il tète un sang fort en laitage,
Au quatre heure Alyssa donne satisfaction
Le cou de ma chérie est à disposition,
Si un dimanche il veut s’offrir un trente ans d’âge.
Son cheptel est conforme aux règles sanitaires,
Donc traçabilité et suivi médical
Garantissent toujours au petit animal,
Des mets recommandés par son vétérinaire.
Aussi pour l’équilibre et pour la diététique
J’apporte à ses repas toute la variété,
Car souvent, dans mes murs, des gens sont invités,
Pour garnir mes soirées et plaire à mon moustique.
Le diptère jamais ne me prend donc pour cible,
Mais prélève à l’envie ce qu’il lui faut de sang.
Parfois, je vous l’avoue, je trouve un peu vexant,
Qu'il m'ait catalogué comme non comestible.
Fil2fer le 05/10/2011.