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imaginons l'impossible

Matthale

Webmaster
Membre du personnel
Imaginons un échange :

Zola :

"Je vois l’homme trembler sous le poids de son héritage,
Le destin se tisse en chaîne, aucun souffle n'est libre,
La misère forge les corps, la ruine des esprits,
Et l’amour est une illusion que la société étrangle."


Hugo :

"Mais qu’est-ce que cette misère, si ce n’est un feu sacré,
Qui allume dans le cœur une flamme d’espoir,
L’homme peut-il jamais être seul, abandonné au sol,
Quand il porte en lui la lumière des cieux, le combat du soir ?"


Zola :

"Je n’en vois pas, de lumière dans ces faubourgs,
Seulement la poussière, les taudis, et les failles,
L'homme est ce qu'il subit, prisonnier des jours,
Et la noblesse des cœurs est une fable, une ruse sans égale."


Hugo :

"Et pourtant, regarde, sous cette lourde écorce,
Un être peut jaillir, luttant, renaissant sans fin,
La souffrance qui te paralyse est ma source,
Car l’homme est fait pour l’infini, pour ce qui est divin."
 
Magistrale retranscription, de ce qui caractérise les deux courants majeurs, de vision du monde !
J'aime. Zola et Hugo n'auraient pas renié, chacun leur partition, dans cet échange.
Merci !
Amitiés
 
La magnificence de l'imaginaire prends ici encore plus d'amplitude. Prêter des mots justes à chacun des deux illustres personnages.
Bravo. C'est super !
Et plus que jamais cela confirme à quel point chacun a toujours raison selon son point de vue !
Je crois ce que je vois a encore une bonne longueur d'avance sur : Je vois ce que je crois...
Merci.
 
Un échange imaginaire de mots entre deux poètes croyants lumineux. Le mal qui ronge l’âme de l’ancien contraste, tranche même avec l’optimisme du second. L’échange aurait pu durer des décennies comme aux échecs l’avantage du trait est déterminant ! Les blancs débutent la partie et gagnent !
Le mal qui envahie les âmes est très ancien il date d’avant Babylone ! L’optimisme trouve son support dans la croyance.

La dernier échange me fait penser dans sa forme à :

Ecoute, Bûcheron, arrête un peu le bras !

Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas :

Ne vois-tu pas le sang, lequel dégoutte à force

Des Nymphes qui vivaient dessous la dure écorce ?

Ronsard
 
Dernière édition:
La magnificence de l'imaginaire prends ici encore plus d'amplitude. Prêter des mots justes à chacun des deux illustres personnages.
Bravo. C'est super !
Et plus que jamais cela confirme à quel point chacun a toujours raison selon son point de vue !
Je crois ce que je vois a encore une bonne longueur d'avance sur : Je vois ce que je crois...
Merci.

St Thomas ne dirait pas mieux :)
Merci Venezio.

Amitiés,
 
je te poste cette chanson qui colle bien à l'époque,
le paradoxe entre espoir commun et individuel "Quand tous les pauvres s'y mettrons" hélas ! je crois que la majorité des "pauvres" rêve de devenir riche et aussi gras que leurs maîtres au détriment du bien commun "c'est pour être poli, et peut on les blâmer quand toute ta vie tu t'es serré la ceinture et vu le luxe affiché"
 
Dernière édition:
Je pense et penserai toujours que tout le monde est blâmable, moi 'le 1er. Mais je pense surtout que cette vie n'est pas faîte pour ça. Si on a souffert on doit être encore plus capable de comprendre. Même si il faut que jeunesse se passe ;)
 
Je préfère l'Espoir au constat d'échec. J'aurai toujours une préférence que l'on peut qualifier d'amour pour Hugo.

Merci Matt, un vrai plaisir.
 
Dernière édition:
Magnifique idée que ce dialogue posthume entre Zola et Victor Hugo.....Le réalisme de Zola et l'envolée lyrique du poète médium que fut Victor Hugo, sont tels yin et yang, principes fondamentaux de la vie.....Amicalement.....Lys
 
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