adamovitch
Nouveau poète
Très tôt ce matin le coq solitaire de la basse cour
Se hissera sur le toit conique d’un grenier en forme de pavé,
Il jettera alors des regards sur le village paré
D’harmattan, la blancheur matinale sera présente partout.
Tandis que le village sera encore endormi, il lancera un cocorico,
Aussitôt des femmes sortiront de la chaleur des cases
Pour se livrer à la fraicheur matinale, bassines, seaux,
Cuvettes et pots à la main, elles se dirigeront sans phrases
Vers les pistes menant aux puits, aux marigots et aux rivières.
Le gros boa du village s’entassera dans sa tanière.
Peu de temps après, reviendront à vive allure quelques femmes
Courageuses.
Les piqures des puces et des poux rendront les bêtes nerveuses,
Celles-ci se gratteront avec ardeur contre les murs des cases
Ou contre les arbres, la nuit laissera une trainée blanchâtre comme devise
Du matin et les tisserands commenceront à chanter.
Les volailles iront cherchés leurs subsistances, puisqu’elles seront livrées
A elles mêmes ; la fumée éclora des concessions,
Puis le soleil commencera à régner sur les vastes plantations
D’anacardes et de coton qui se trouve au loin du village.
Les enfants se mettront nus comme des voitures au lavage,
Quand l’eau bouillonnera dans la marmite, aussitôt les éponges
Frapperont ces corps fébriles qui se crépisseront de mousses.
Alors l’eau les fera brillée en rasant les fanges.
Dans les foyers sortiront les bouillies et les couscous
De la nuit dernière ayant déjà subis des réfections,
Aussitôt des groupes se formeront et ces plats disparaitront
Sans laisser de traces, les panses se ballonneront
Et chacun songera à d’autres préoccupations.
Sur la place du village danseront les jeunes initiés
Au poro sous les regards de Kolotcholo ;
Ces jeunes et habiles acrobates étrangement habillés
Esquisseront des figures, des sauts,
Des acrobaties drapées de sensationnels rebonds
Sous le rythme palpitant des balafons.
Mais quand le soleil atteindra un pic,
Ces rayons piqueront comme les piquants d’un porc-épic,
Alors les corps se rejugeront sous l’ombre des tamariniers
Ou sous l’ombre des arbres fruitiers.
Puis après de longues heures, le soleil chutera, annonçant ainsi le soir
Et du noir naitra un nouveau jour,
Comme l’a établit le Tout Puissant.
Se hissera sur le toit conique d’un grenier en forme de pavé,
Il jettera alors des regards sur le village paré
D’harmattan, la blancheur matinale sera présente partout.
Tandis que le village sera encore endormi, il lancera un cocorico,
Aussitôt des femmes sortiront de la chaleur des cases
Pour se livrer à la fraicheur matinale, bassines, seaux,
Cuvettes et pots à la main, elles se dirigeront sans phrases
Vers les pistes menant aux puits, aux marigots et aux rivières.
Le gros boa du village s’entassera dans sa tanière.
Peu de temps après, reviendront à vive allure quelques femmes
Courageuses.
Les piqures des puces et des poux rendront les bêtes nerveuses,
Celles-ci se gratteront avec ardeur contre les murs des cases
Ou contre les arbres, la nuit laissera une trainée blanchâtre comme devise
Du matin et les tisserands commenceront à chanter.
Les volailles iront cherchés leurs subsistances, puisqu’elles seront livrées
A elles mêmes ; la fumée éclora des concessions,
Puis le soleil commencera à régner sur les vastes plantations
D’anacardes et de coton qui se trouve au loin du village.
Les enfants se mettront nus comme des voitures au lavage,
Quand l’eau bouillonnera dans la marmite, aussitôt les éponges
Frapperont ces corps fébriles qui se crépisseront de mousses.
Alors l’eau les fera brillée en rasant les fanges.
Dans les foyers sortiront les bouillies et les couscous
De la nuit dernière ayant déjà subis des réfections,
Aussitôt des groupes se formeront et ces plats disparaitront
Sans laisser de traces, les panses se ballonneront
Et chacun songera à d’autres préoccupations.
Sur la place du village danseront les jeunes initiés
Au poro sous les regards de Kolotcholo ;
Ces jeunes et habiles acrobates étrangement habillés
Esquisseront des figures, des sauts,
Des acrobaties drapées de sensationnels rebonds
Sous le rythme palpitant des balafons.
Mais quand le soleil atteindra un pic,
Ces rayons piqueront comme les piquants d’un porc-épic,
Alors les corps se rejugeront sous l’ombre des tamariniers
Ou sous l’ombre des arbres fruitiers.
Puis après de longues heures, le soleil chutera, annonçant ainsi le soir
Et du noir naitra un nouveau jour,
Comme l’a établit le Tout Puissant.