ILE DESERTE
« Quel bonheur. »
Voila ce à quoi je pense quand je regarde autour de moi.
Je suis seul, sur mon ile.
Ça fait déjà trois mois que je me suis échoué. Je me souviens que j’avais été secoue très sévèrement en pleine nuit. Je ne pensais pas m’en sortir cette nuit là tellement la tempête était forte. Eclairs, tonnerre, vent violent et vagues gigantesques ne me laissaient aucun répit jusqu’au moment où je fus éjecte de mon monocoque par un choc terrible.
Je n’avais compris sur le coup. Mais lorsque je sentis que le sol sur lequel j’avais été éjecté était du sable, alors je ne paniquais pas. Et grâce aux éclairs, je vis mon bateau casse, couler. Derrière moi, des arbres et des grosses roches. Je m’étais dirigé dans leur direction afin de me protéger de la tempête.
Puis, après une nuit d’attente, l’accalmit se fit. Je pouvais voir certaines de mes affaires sur le sable, la proue de mon bateau dépassant de l’eau.
Je pense que je me suis vraiment bien débrouillé. Je dois tout mon confort à mes lectures d’enfance : « l’ile mystérieuse » de Jules VERNES, l’aventure de plusieurs évadés ainsi que de « la vie et les étranges aventures de Robinson CRUSOE » de Daniel DEFOE, l’aventure d’un marin écossais, tous naufragés sur une ile déserte.
Comme ces héros, j’ai construis ma cabane dans une grotte que j’ai découvert pares avoir monté en haut d’une petite montagne que j’ai baptisé « le mont Evangeline » et qui domine mon ile. Lorsque j’avais découvert que mon ile n’avait pour seul vu, de l’eau tout autour d’elle jusqu'à l’horizon, j’avais compris que seul la patience et la volonté m’aideraient à tenir.
Je me suis alors aménagé une table, bancs et grâce a mes réserves que j’avais récupéré a bord de mon bateau, mes premiers repas étaient déjà prêts.
Puis, j’ai cherché une réserve d’eau douce. Je l’a trouvas a peine à une vingtaine de mètres de ma maison.
Je suis construis un arc et je chasse les grands albatros qui vivent avec moi en colocataires.
Pour les fruits et légumes : noix de coco, bananes, choux, salades, épinards et bien d’autres se trouvaient déjà sur place. Je me suis aménagé un petits potager avec ses plantations.
Je pèche également une multitude de poissons qui viennent aux abords de mon ile.
Vraiment, même si par moment j’ai hâte qu’on me retrouve, je n’ai pas à me plaindre. Je vie dans un lieu paradisiaque.
« Mais qu’est-ce que… »
Un bruit derrière moi me fit sursauter.
Je me suis alors retourner et que vois-je ?
Deux hommes et une femme. Habillés avec un simple pagne. La femme me sourit. Elle s’approche de moi tout doucement alors que les deux hommes restent en arrière. Ils n’ont pas l’air agressif. Elle me touche le bras, puis la tête et me sourit. Elle a l’air contente de me voir. Je lui souris et lui prend la main.
Là, elle m’emmène vers ses amis. On se touche comme si c’était la première fois qu’on voyait un autre humain.
Puis, par signes, ils me demandent de les suivre. Je que je fais car peut-être vais-je découvrir un autre monde. Et au bout d’une bonne heure de marche, j’arrive sur leur village.
Ça fait trois mois que je suis là et jamais je me suis douté que j’ai des voisins.
Ils ont tous l’air content de me voir. C’est agréable d’être bien reçu.
Je suis emmené à la place central du village où, apparemment leur chef, un grand homme me sourit et prononce un discours que je ne comprends pas.
Mais avec les gestes, je comprends qu’on m’attend pour manger et je suis dirigé vers leur grande tablée.
Je m’assois à côté de la femme qui est venu me chercher et en face du chef de tribu.
Tout le monde me sourit, discute. Le chef me tend un verre. Je le prends. Puis, il me montre le verre et boit d’une traite. Pour lui faire plaisir, je fais de même avec le mien.
Puis je commence à manger et, je ne sais ce qui m’arrive mais je sens la fatigue me gagner.
J’ai les yeux qui se ferment, je …
Je me suis réveillé dans un état de léthargie, très vaseux.
Je vois un peu flou.
« Pourquoi m’ont-ils drogué ? »
Je suis allongé sur la table. Je ne ressens plus aucun de mes membres.
Et là, une vision d’horreur s’offre à moi. Le chef du village plante une grosse fourchette dans ma cuisse et en ressort un morceau. Il parle à ses villageois qui rigolent.
Je ne peux même pas crier.
Je ne sens plus ma langue.
« Que font-ils ? Ils m’ont attaché. Je ne peux plus bouger. Plus parler.
Non ! Pas ça ! »
Ils plantent des grands coups de couteaux et de fourchettes dans mon corps.
Ils me mangent …