totora
Nouveau poète
"Il parait que les retrouvailles n’augurent jamais rien de bon. Il parait que les années qui passent, ne se rattrapent pas. Il parait que quand on laisse partir, c’est pour ne jamais revenir. Il parait qu’on prend la vie pour naviguer vers un cap, Il parait que tu ne reviendras pas, jamais. Il parait que je n’aurais pas besoin de t’attendre, Il parait que tu t’en ficheras dans quelques années, Il parait que tu n’auras jamais besoin de moi. Il parait que le ciel est bleu ailleurs, où tu n’es pas. Il parait que ce n’est pas le bleu de tes yeux qui colore le ciel là-bas, Il parait que je peux t’oublier et construire ma vie autour de mon propre sourire. Il parait que le néant c’est l’attachement et l’envie de possession, Il parait qu’on n’emprisonne pas un oiseau dans une cage, jamais. Il parait qu’une tasse de café ça ne fait pas mal au cœur, Il parait que les mains dansent dans l’air sans n’avoir rien à dire, Il parait que la pluie peut mouiller les bracelets brésiliens, Il parait que l’or ça se revend, Il parait que les colliers ça se détache, Il parait que les bracelets, ça reste aux bras, Il parait que dans la tête, les idées ne te lâchent plus. Il parait que je t’ai trop aimé, Il parait que l’amour ça n’existe pas. Il parait que ce n’est qu’un processus cristallisation. Il parait que je pourrais tout aussi bien vivre sans toi comme je l’ai toujours fait. Il parait que je ne t’ai pas attendu autant d’année, que c’est faux. Il parait que quand on grandit on oublie toutes ces choses, Il parait que ces choses viennent quand elles le doivent, Il parait qu’il faut faire confiance à son destin, Il parait qu’il ne faut jamais agir sur les évènements de peur de rater le coche. Il parait que tu ne me manques pas. Il parait que je te gonfle selon eux, Il parait que je suis quelqu’un, quelque chose, un sourire derrière un soupir. Il parait que la pilosité de mon visage démontre l’état de mon intérieur, Il parait qu’il fait froid autour de nous, Il parait que la neige ne tombe plus dans notre univers, Il parait qu’il n’y a même plus d’univers, Il parait que j’accepte enfin tes choix, Il parait que je ne m’y opposerais pas, Il parait que j’irais bien sans toi. Il parait qu’à cet instant on ne rate rien. Mais merde, pourquoi est-ce que je suis dans cet état-là alors ? Au milieu des bombes qui tombent dans ma tête, Je reste debout au milieu d’une place immense. Je suis seul et tu me manques. Je suis seul et je n’ai jamais été à la hauteur de rien, Pas même de mes mots, pas même de mes écrits. Pas même de ma présence physique, ni de la douceur de ta main, Pas même de ton sourire, pas même de parler, simplement parler... Pas même de vivre, pas même d’exister. A trop attendre, on attend rien d’autre que le néant nous avale enfin. Silence, je m’hallucine à coups de pensées incontrôlables, Et pour une fois ce n’est pas moi qui les appelles, Silence ! Silence le temps que je m’éteigne."