Eléâzar
Maître Poète
Il court sur un rythme haletant
Sans qu’un instant son pas s’arrête
Car il dit qu’il n’a pas le temps
D’extraire de la raie l’arête.
Donc il arrive à septante ans
Et file sur un fil de crête
Puis défile car c’est tentant
En tête et pour l’an neuf s’apprête
Comment peut-on devenir vieux
Et conserver une jeunesse
Qui provoque des envieux
Aux jambes sans plus de finesse.
Il n’y a pas de sale temps
Dit-il et je garde la forme
Comme la mer qui sale tant
Que personne ne la réforme.
Sans qu’un instant son pas s’arrête
Car il dit qu’il n’a pas le temps
D’extraire de la raie l’arête.
Donc il arrive à septante ans
Et file sur un fil de crête
Puis défile car c’est tentant
En tête et pour l’an neuf s’apprête
Comment peut-on devenir vieux
Et conserver une jeunesse
Qui provoque des envieux
Aux jambes sans plus de finesse.
Il n’y a pas de sale temps
Dit-il et je garde la forme
Comme la mer qui sale tant
Que personne ne la réforme.