Judy
Maître Poète
Il est mort le hibou...
Il est mort le hibou,
Revenu en son bois,
Exsangue, presque froid,
Revenu pauvre fou
Endormir ses douleurs
Au duvet de son arbre,
Qui loin d’être de marbre
Le veilla de ses pleurs.
Il est mort l’imprudent
Au creux de son abri
Qui depuis assombri
Périt aux quatre vents.
De leurs larmes d’ivoire
À leurs restes d’albâtre,
Le temps est opiniâtre
À enterrer l’histoire…
Il est mort sur le flanc
Sans s’être débattu,
Lorsque l’ange apparut
Éclipsant l’astre blanc;
Dernier vol dans le flou
Dernier cri dans la nuit,
Son destin s’est enfui
Vers les cieux sans frou-frou.
Il est mort loin de vous
De vos cœurs accablés,
Des murmures comblés
Et des doux rendez-vous,
Aveuglé sans nul doute
Par ce monstre sans flair,
Qui meurtrissant sa chair
Continua sa route…
Il est mort dans sa tour
En son sang essaimé,
Des désirs d’être aimé
Et d’aimer au grand jour…
Il est mort le hibou
Revenu en son bois,
Exsangue, déjà froid,
Au loin pleure un vieux loup…
Judy
Il est mort le hibou,
Revenu en son bois,
Exsangue, presque froid,
Revenu pauvre fou
Endormir ses douleurs
Au duvet de son arbre,
Qui loin d’être de marbre
Le veilla de ses pleurs.
Il est mort l’imprudent
Au creux de son abri
Qui depuis assombri
Périt aux quatre vents.
De leurs larmes d’ivoire
À leurs restes d’albâtre,
Le temps est opiniâtre
À enterrer l’histoire…
Il est mort sur le flanc
Sans s’être débattu,
Lorsque l’ange apparut
Éclipsant l’astre blanc;
Dernier vol dans le flou
Dernier cri dans la nuit,
Son destin s’est enfui
Vers les cieux sans frou-frou.
Il est mort loin de vous
De vos cœurs accablés,
Des murmures comblés
Et des doux rendez-vous,
Aveuglé sans nul doute
Par ce monstre sans flair,
Qui meurtrissant sa chair
Continua sa route…
Il est mort dans sa tour
En son sang essaimé,
Des désirs d’être aimé
Et d’aimer au grand jour…
Il est mort le hibou
Revenu en son bois,
Exsangue, déjà froid,
Au loin pleure un vieux loup…
Judy
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