Eléâzar
Maître Poète
Il avait tout pour être heureux :
Santé, argent, beauté, jeunesse
Et pourtant il était peureux
Que le quidam le reconnaisse.
Il était même malheureux
D’être jalousé par les vieilles
Et tous les vieux qui ont peur eux
De ne plus supporter les veilles.
Et il s’écartait des beautés
Abonnées aux minauderies
- Yeux lentillés, nez rabotés -
Remplies de pudibonderies.
Au travail, on le taquinait :
« Voici Dieu : esprit, fils et père ! »
Cette idiotie l’enquiquinait
Plus qu’une langue de vipère.
Il habitait un grand château
De la Loire et allait à Nice
Où était à quai un bateau
Dans lequel vivait Bérénice
Qui lui avait donné Florian
Après Julien, Éric et Laure
Nés aux alentours de Lorient
Abondant de faune et de flore.
Un soir de mai deux mille deux
Il fut trop aimé par l’aînée
Dont le comportement hideux
L’envoya en mer déchaînée.
Son fils cadet le repêcha :
« Sais-tu pourquoi tu es sur terre ... ?
L’homme sauvé par Dieu pêcha
Et le tua ; son caractère
A du mal avec le bonheur ;
Tu n’as ni souillure, ni haine
Mais pureté, fierté, honneur ;
Accepte biche autant qu’hyène,
L’empoisonneur et le soigneur ;
Tu te sais mal aimé mais aime
Ce que t’a promis le Seigneur :
L’éternité de ton baptême. »
Santé, argent, beauté, jeunesse
Et pourtant il était peureux
Que le quidam le reconnaisse.
Il était même malheureux
D’être jalousé par les vieilles
Et tous les vieux qui ont peur eux
De ne plus supporter les veilles.
Et il s’écartait des beautés
Abonnées aux minauderies
- Yeux lentillés, nez rabotés -
Remplies de pudibonderies.
Au travail, on le taquinait :
« Voici Dieu : esprit, fils et père ! »
Cette idiotie l’enquiquinait
Plus qu’une langue de vipère.
Il habitait un grand château
De la Loire et allait à Nice
Où était à quai un bateau
Dans lequel vivait Bérénice
Qui lui avait donné Florian
Après Julien, Éric et Laure
Nés aux alentours de Lorient
Abondant de faune et de flore.
Un soir de mai deux mille deux
Il fut trop aimé par l’aînée
Dont le comportement hideux
L’envoya en mer déchaînée.
Son fils cadet le repêcha :
« Sais-tu pourquoi tu es sur terre ... ?
L’homme sauvé par Dieu pêcha
Et le tua ; son caractère
A du mal avec le bonheur ;
Tu n’as ni souillure, ni haine
Mais pureté, fierté, honneur ;
Accepte biche autant qu’hyène,
L’empoisonneur et le soigneur ;
Tu te sais mal aimé mais aime
Ce que t’a promis le Seigneur :
L’éternité de ton baptême. »