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Horreur!!!Laissez moi sortir de mon rêve d’enfant!

angelblue57460

Nouveau poète
Horreur !!! Laissez moi sortir de mon rêve d’enfant !



C’est la nuit d’Halloween. Les rues sont pleines de petits monstres de toutes sortes.
Ça cris, ça rigole, ça chante … Ils s’amusent bien.

Mon saladier de bonbons posé près de la porte d’entrée, je m’installe tranquillement sur le canapé devant un bon film d’horreur le temps que mes petits monstres et leur papa font la tournée pour ramasser des bonbons.
A peine installée que « DING DONG ».

Je me dirige vers la porte, empoignant mes sucreries, puis l’ouvrit.

- Joyeux Halloween, Madame s’exclama un grand vampire
- Jolis déguisement mais n’êtes vous pas trop vieux pour faire du porte à porte ?
- Oh mais non Madame, en fait, je ne vais que voir les jolies jeunes dames qui sont seules ce soir.
- Ah bon et pour quoi faire ?
- Dites, cela fait 2h que je tourne, puis-je vous empreinter vos toilettes ?
- Mais bien sur, ils sont juste là, la première porte à votre droite. Lui montrais-je du bout du doigt.

Le vampire entra et se dirigea vers l’endroit indiqué. Je restais à la porte, qui était toujours ouverte, en contemplant ces petits monstres.
Un petit groupe de 3 belles sorcières (une blonde, une brune et une rousse façon Hocus Pocus) se dirigeait vers moi. Elle avait l’allure de jeunes filles d’une 15aine d’années.

- Des bonbons ou en sort ? on t’elle dit en cœur.
- Ah tout dépend de votre sortilège mes chères petites sorcières…
- Nous vous torturerons jusqu’à votre mort….
- Ah, dans ce cas, comme je veux encore vivre, tenez, voici plein de bonbons pour vous.
- Merci Madame ! Joyeux Halloween à vous.
- Vous aussi les filles et faites gaffe à vous.

Elles étaient si marrantes que je suis retournée à mon film en rigolant. J’en ai même oublié ce fameux vampire qui louait mes toilettes déjà depuis bien 20 min.
Plongée dans cette passionnante histoire, je n’entendis plus aucun bruit. J’étais si captivée qu’on aurait cru que j’y incarnée un rôle.

Je sentis soudain un souffle gelé sur mon cou comme un vent glacial. J’ai pensé que j’avais oublié de fermer la porte.
En me retournant, j’ai vu face à moi ce vampire assoiffé de mon sang.
Je n’ai même pas eu le temps de crier qu’il a mis sa main sur ma bouche pour m’en empêcher. Ses mains glacées m’ont gelées les lèvres. Il m’a mordu dans le cou.
Après m’avoir lâché, il m’a allongé sur le canapé, s’est mordu dans le poigné afin de laisser s’échapper un peu de sang et m’en a fait boire en disant :
- Tu as bu du sang d’homme et ne pourra plus t’en passer. Tu ne pourras mordre que les hommes et si tu désires les voir devenir vampires, fait ce que je viens de faire. Fais-les boire d’un peu de ton sang. Mais attention, ne te montre pas le jour, tu ne peux que sortir la nuit.
Après avoir eu une seule goutte de sang sur les lèvres, elles se sont dégelées.
- Pourquoi m’avoir fait ça ? J’aurais préféré mourir que de vivre dans cet état.
- Tu es si belle que je n’aurais pas pu te laisser mourir. Je voulais que tu deviennes immortelle et passer le reste de ma vie à tes côtés. Ton mari n’aurai pas du te laisser seule à la maison ce soir s’il n’aurait pas voulu que ça arrive ; dit-il tout en se dirigeant à nouveau vers la porte d’entrée.

Je repris un peu de force, juste assez pour pouvoir me lever. J’ai fermé la porte à clé puis l’ai retiré au cas où mes petits hommes arriveraient. Je suis allée dans la salle de bain pour me débarbouiller un peu.
Face au miroir, je contemplais les maques laissées par les morsures que je venais de subir. Elles ressemblaient à 2 petits trous, placés un à coté de l’autre, qui semblaient bien profondes mais dont pas une seule goutte de sang coulait.
Je me suis déshabillée pour aller prendre une douche afin de laisser paraître une meilleure mine. Je n’arrivais pas verser une larme comme s’il m’avait vidée de tout.
Après être sortie de la douche, je me suis séchée et rhabillée avec un col roulé et un jeans puis je suis monter dans la chambre.
J’allumais l’ordinateur pour avoir accès à l’Internet pour voir si, par tout hasard, il y avait une solution à ce problème, un remède à mon état. Nous pensions tous que les vampires n’étaient pas réels donc pourquoi aurais-je trouvé quelque chose là-dessus.
Il était hors de question que je me fasse voir comme ça à mes enfants.
Je cherchais, cherchais, mais en vain. Rien ne fit.
J’étais donc condamnée à vivre ainsi.
J’ai donc décidé d’attendre mon mari afin de lui en faire part. Lui me comprendrait, me croirait.
A peine eu-je le temps de me déconnecter que j’entendis crier :

- Maman, c’est nous.
- Oui, j’arrive les enfants ; dis-je en me levant avec mal de la chaise. Oh la, la, voilà une belle récolte. Allez maintenant, direction la salle de bain et au lit.
- Chérie, ça ne va pas ? me dit mon mari voyant mon teint pâle.
- Non, il vaut que je te parle quand les petits seront à la douche. Il m’est arrivé un truc fou.
- Allez à la douche les enfants, chacun dans sa salle de bain et au lit ; ordonna mon mari.

Nous nous sommes rendu dans la cuisine après avoir fait monter les enfants. Puis je me suis lancée dans mon histoire fantastique.

- Chéri ? lui dis-je. Je peux te dire un truc fou sans que tu t’échappes ? Quoi qu’il arrive, tu ne t’en iras pas ?
- Mais bien sure que non. Dis moi ce qu’il se passe !
- Quand vous êtes parti ce soir, je me suis mis un film d’horreur. Des enfants sont venus toquer pour la récolte des bonbons…
- Oui, mais passe à l’essentiel, tu m’inquiètes, on dirait une mort vivante tellement tu es blanche ; me coupa-t-il.
- Oui bah justement, comme tu dis, blanche comme une mort vivante. Un vampire m’a mordu.
- Quoi ? Mais les vampires n’existent pas mon cœur. Tu regardes trop les films.
- Si je regarde trop les films, dis moi ce que sont ces morsures ? lui dis-je en lui montrant. Et ces dents, elles sortent d’où ? Ce ne sont pas des fausses. Tu peux vérifier si tu veux.
Il inspecta mes morsures et mes canines avec frayeur.
- Mais comment, je ne comprends pas !
- Je t’en pris, aides moi. Trouves moi un solution. En plus là j’ai soif et ne peut me nourrir du sang d’homme. Ton parfum m’enivre, il me rend folle.
- Si tu veux, je peux faire venir le médecin ? Lui trouvera peut-être une solution en espérant qu’il ne soit pas trop tard déjà.
- Oui, c’est ça ! Appelle le.

Ni une, ni deux, il s’empara du téléphone et l’appela.

- Allo docteur, bonsoir c’est M.YANG, il faut que vous veniez vite, ma femme est en très mauvais état.
- Oui M. YANG, j’arrive tout de suite.

Le docteur SMITH nous suit depuis toujours. Il habite à 3 pâtés de maison donc serait là rapidement.

« DING DONG »
Jack, mon mari, courra ouvrir la porte.

- Bonsoir, entrez vite.
- Bonsoir, où est-elle ?
- Suivez-moi elle est à la cuisine.

Assise, la tête sur la table, le médecin me dit :

- Oh, la. Que se passe-t-il Valérie, je ne t’ai jamais connu dans un état pareil même enceinte.
- Oh docteur, si vous savez !!!! dis-je en pleurant. Je me suis fait mordre par un vampire.
- Par un quoi ?
- Un vampire Monsieur. Je sais que c’est difficile à croire mais inspectez son coup et ses dents vous verrez ; lui proposait Jack.
- Mais les vampires n’existent pas voyons. C’est un mythe ; dit-il en inspectant mon coup.
- Docteur, je vous assure ; lui dis-je ; ils existent bel et bien. Sinon, comment expliquerez vous ces détails ?
- Bah, là, le plus sincèrement du monde, je ne vois pas comment te faire redevenir toi-même. Saurais-tu gérer tes pulsions ?
- Oh non, déjà là c’est très difficile. Je suis assoiffée de vos 2 sangs. Je ne peux que boire le sang des hommes.
- Jack, je peux m’entretenir avec toi ? En privé ; lui dit-il.
Ils se sont dirigés tous les deux vers le salon afin de pouvoir discuter.
- Jack, chéri, n’ais pas peur, je t’aime trop pour te faire quelque chose. Je sens que tu as peur.
- Non mon amour, ne t’inquiète pas. Ce n’est pas toi qui me fais peur, j’ai peur de te perdre.
Au salon :
- Docteur, je ne peux voir ma femme dans cet état. Aidez nous ? Je vous en pris.
- Je vais voir ce que je peux faire mais le dernier recours serait de la tuer. Je sais que ça va être difficile mais il le faudra bien. Sinon, on y passera tous.

De retour dans la cuisine, le docteur me regard en disant :
- Je vais voir avec un confrère ce que nous pouvons faire pour te sauver. En attendant, Jack ramène tes enfants, dès maintenant, loin d’ici, ne sait-on jamais et rejoins moi chez moi. Je prends ta femme avec moi. Ne t’inquiète pas, tout va bien se passer.
- Il n’y a pas de problèmes. Je leur dirais que tu es malade et que le docteur a préféré te garder en observation. Je me dépêche, ne t’inquiète pas car quoi qu’il arrive, je serais à tes cotés mon amour. Le révérant a bien dit, le jour du mariage : « jusqu’à ce que la mort nous sépare ».
J’ai attrapé ma veste en sortant puis suivis le docteur jusqu’à chez lui.
Sur le trajet, il appela son confrère comme dit. Un certain M. VERVER. Il lui dit que c’est urgent et qu’il doit le rejoindre à son domicile rapidement.
Il vivait seul, depuis la disparition soudaine de sa femme que personne n’a jamais retrouvé. Sa maison était grande. On dirait un château, comme dans les films d’horreur. Il y avait 4 étages (sous-sol compris). Beaucoup trop grande pour un homme seul. Chaque pièce était pleine.
Il m’emmena au sous sol qui était fermé par une porte blindée. Quand elle ouvrit, je vus une table d’examen où de chaque coté pendait des sangles de cuir.
- Couche toi là le temps que je vois ce que je peux faire. Je vais t’attacher pour ne pas que tu te sauves. C’est tout.
- Pourquoi devrais-je me sauver alors que je sais que vous voulez m’aider ? lui dis-je affolé.
- Au risque que tu te transformes et que tu essaies de t’échapper.
Quelqu’un sonna à la porte. Il alla ouvrir.
C’était Jack.
- Mon amour, ça va ?
- Oui, on va dire que ça va. Ton parfum me rend toutes choses, je deviens folle juste à ton odeur.
- Docteur, pensez-vous que je puisse juste l’embrasser ? demande-t-il en pleurant.
- Bien entendu mais méfiez vous comme même.
Jack se pencha vers moi et m’embrassa. Ce fut le meilleur baiser de tout les temps, comme si c’était la première fois que nous nous embrassions.
- Depuis toute jeune, j’adulais les films d’horreur. Je ne regardais que ça. Quand « Buffy contre les vampires » et sortis, je n’avais d’yeux que pour Angel. Je rêvais même de lui. Les murs de ma chambre étaient tapissés de ses posters. Je l’avais sous tous les angles, même torse nu ou dans sa baignoire. J’aurais voulu qu’il soit vraiment un vampire et qu’il vienne me mordre mais ça n’était qu’un film. En grandissant, j’ai oublié que j’aurais aimé être un vampire. Et maintenant voilà que mon rêve de petite fille se réalise et que je hurle pour qu’on me ramène à la vie.
- Ne t’inquiète pas, nous allons faire tout ce que l’on peut pour te sortir de là. Ne t’en fait pas.
Ça frappa à la porte du sous sol.
- Ah mon confrère. Tu en as mis du temps.
- Bonsoir, me voilà, je suis navré mais avec tous ces petits enfants qui airent dans les rues, il me fallait être prudent. Alors Madame, comment vous sentez vous ?
- Je me sens de plus en plus faiblarde. J’ai l’impression que je vais m’évanouir.
- Je sais comment faire. L’église la plus proche, où est-elle ?
- A deux pâtés de maison d’ici. Voulez vous que j’y aille docteur ? demandait Jack.
- Allez-y et apporter moi le plus d’hostie possible, de l’eau bénite et puis quand vous revenez de l’ail frais. Mais faites vite car elle ne tiendra pas plus d’une heure avant de se transformer.
- Jack, dis lui que c’est pour le Docteur SMITH et que c’est urgent.
- Docteur, comment savez vous tous ça ? lui demandais-je fébrile en lui tendant la main. Votre parfum ne m’attire même pas.
Jack s’en alla vers l’église en courrant.
Arrivé à l’église, Jack courra vers le prêtre en disant :
- Il me faudrait le plus d’hosties possible et de l’eau bénite. C’est pour le Docteur SMITH et c’est très urgent.
- Suivez-moi M. YANG. Tenez, voici ma réserve d’hostie ainsi que d’eau bénite. En espérant que cela vous suffira.
- Que Dieu vous protège mon père.
- Attendez un instant, tenez ces crucifies. Je vais vous bénir, ne sait-on jamais.
Il leva les bras vers Jack en priant et en lui lançant quelques gouttes d’eau bénite.
- Merci de votre bonté mon père. Je dois m’en aller maintenant.
Il s’en alla à toute vitesse.
Il se dirigea à nouveau vers la maison du docteur, les bras chargés. Il ramassa en passant de l’ail frais dans le jardin.
Il entra comme un furis dans la salle. Il déposa tous sur la table et se mit près de moi.
Il a voulu me prendre mais j’ai eu comme un gros coup de jus.
- Oh la ! Que se passe-t-il, je ne peux même plus toucher mon mari ? demandais-je tristement.
- Je ne sais pas ! Jack, que t’est-il arrivé ?
- Le prêtre m’a bénis c’est peut-être ça ?!
- Oui, l’eau bénite n’est pas l’amie des vampires voilà donc pourquoi ce problème.
- Nous pouvons commencer cher confrère que son âme soit délivrée ?
Après cette conversation terminée, ils ont commencé leur rituel pour me délivrer.
Le docteur SMITH m’a mit autour du cou un crucifie qu’il a frotté à une gousse d’aile.
Tout autour de la table il a posé des gousses d’ail.
- Jack, suis nous ! lui ordonna-t-il
Ils se sont mit tous les 2 à proximité de la porte d’entrée, crucifies au cou et eau bénite à la main.
Le docteur VERVER, lui, est resté au pied de la table. Il me fixait dans les yeux.
Entre lui et la table, un pilier sur lequel était posé un gros livre ancien, une coupole avec de l’eau bénite et un petit bout de bois.
Il me fixait tout en lisant ce qu’il y avait d’écrit sur les pages jaunies de son livre. Je ne sais pas qu’elle langue il parlait. On aurait dit du latin ou une langue comme ça.
Au bout d’un quart d’heure de lecture, je commençais à avoir mal partout. La morsure me tiraillait.
D’un coup, il se mit à crier :

‘’ Ut female n'a non postulo super vos. ‘’Cette femme n’a pas besoin de toi.
Plumbum suus habito procul pacis. Laisse la vivre en paix.
Vos, Lamia sors hinc Toi, Vampire, sors de là
Quod plumbum suus reperio suus carus.
‘’ Et laisse la retrouver ses aimés. ‘’

Il faisait, en même temps, le signe de la croix sans arrêt, en m’aspergeant d’eau bénite.
Je hurlais, je tremblais, j’étais trempée, je voyais tout trouble… Je voyais, Jack, ou plutôt je l’entendais pleurer.
Il fallait que je me batte pour lui, pour nos enfants. Ils ne devaient pas vivre sans leur mère.
Je résistais, avec du mal mais il le fallait.
Tout d’un coup, M. VERVER cria :
‘’ Sort ! ‘’
Tout est devenu noir. J’étais calme. Puis tout a recommencé, j’hurlais :
- Non, vous ne m’aurez pas !
Puis plus rien. J’étais redevenue comme avant.
Jack est venu près de moi. Il voulait voir si j’allais bien. Son crucifie ne m’a rien fait.
- Ca va mon cœur ?
- Oui très bien.
Il regardait mon cou stupéfait.
- Qu’est-ce que tu as ? lui demandais-je.
- Tes marques…
- Quoi mes marques ?
- Bah, elles ont disparues.
- Sérieux ? Détachez moi docteur SVP.
- Oui, j’arrive, si vous allez mieux, je vous détache ! dit-il en admirant à son tour. C’est vrai que tout est parti ! m’assure-t-il en me détachant.
- C’est super. La preuve que nous avons fait du bon travail ! s’exclama le docteur VERVER.

J’étais heureuse. J’étais devenue vampire puis redevenue moi-même grâce à ces deux formidables médecins.
- Youpi ! Je suis sortie de ce cauchemar qui autre fois était un rêve d’enfant !
- Ne souhaite plus rien maintenant mon amour, surtout plus des choses aussi horribles ! me dit Jack.
Nous nous sommes enlacés un moment. Nous étions heureux.
Après de multiples remerciements aux deux médecins, nous sommes repartis à la maison.
Nous avons passé la nuit collé l’un à l’autre. Je me sentais plus vivante que jamais, comme quand on est enfant.
Le lendemain, à mon réveil, Jack n’était plus là. Un petit mot était posé sur son coussin « De retour très vite avec une surprise, reste au lit. Je t’aime ! »
Je restais au lit, quand j’entendis la porte s’ouvrir et quelqu’un monter l’escalier jusqu’à la chambre.
Mes enfants sont entrés dans la chambre et m’ont sauté dessus très heureux. Jack a suivi avec un bon petit déjeuné pour toute la famille……………..
 
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