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HOPITAL

Willypoète

Maître Poète
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S
eul dans cet hôpital, je déambule,
Dans les couloirs comme un revenant,
En insomniaque somnambule,
Je vis mes nuits, prisonnier de ce carcan.

La lumière blafarde, des néons m’éclaire
Créant des ombres délavées, qui me suivent,
Ce silence nocturne, n’est pas pour me déplaire
Il me plonge dans mes pensées excessives.

Ce vide silencieux de mes solitaires nuits
Est propice à mes errances poétiques,
Car c’est dans cette quiétude que j’écris
Enfermé dans mon univers psychotique.

Ces murs et ces barreaux me sécurisent,
Comme ces blouses blanches, qui surveillent.
Dans ce milieu aseptisé qui m’immunise,
Toutes les journées et les nuits sont pareilles.

Mais j’ai mes propres murs, dans ma mémoire,
Plus hermétiques que ceux de cet asile,
Dans un intime internement provisoire,
Où on me demande juste d’être bien docile.

Je suis dépouillé de tout ce qui me faisait,
Plus de nom, un simple numéro de chambre,
Comme un matricule que sur moi on tatouait
Je suis de cet établissement, un des membres.

Alors, j’arpente sagement ces couloirs ternes,
A la peinture qui s’écaille comme mon âme,
Dans un mutisme froid qui me consterne,
Avec juste un prénom qu’il me reste, William.

W.L.
05/09/2016

 
Dernière édition:
On laisse un bout d'empreinte avec l'impression que plusieurs générations sont passées dans ce silence qui vous mange..
 
Que de tristesse dans ces souvenirs de ce milieu que tu traduis dans ces deux strophes qui ont attiré mon attentio :

Mais j’ai mes propres murs, dans ma mémoire,
Plus hermétiques que ceux de cet asile,
Dans un intime internement provisoire,
Où on me demande juste d’être bien docile.

Je suis dépouillé de tout ce qui me faisait,
Plus de nom, un simple numéro de chambre,
Comme un matricule que sur moi on tatouait
Je suis de cet établissement, un des membres.

Toute ma profonde amitié mon cher Willy
 
Que de tristesse dans ces souvenirs de ce milieu que tu traduis dans ces deux strophes qui ont attiré mon attentio :

Mais j’ai mes propres murs, dans ma mémoire,
Plus hermétiques que ceux de cet asile,
Dans un intime internement provisoire,
Où on me demande juste d’être bien docile.

Je suis dépouillé de tout ce qui me faisait,
Plus de nom, un simple numéro de chambre,
Comme un matricule que sur moi on tatouait
Je suis de cet établissement, un des membres.

Toute ma profonde amitié mon cher Willy
Merci Sudiste de ta compassion .
 
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