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Hommage à l’holocauste de l’Atlantique

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion adamovitch
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adamovitch

Nouveau poète
Hommage ! Hommage !
A nos ancêtres perdues dans les flots de l’Atlantique,
A l’époque des traites ; Quel sort plus cynique
Que la leur ? Où rangés comme des morceaux
De pains dans les caves des navires nègriers,
Qui hantaient l’atlantique et ses froids glacés,
Résistaient à la traversée des flots.
Ténébreux et des tempêtes cruciales de l’océan
Salé, sans pansement arrivaient sains et sauf
Dans les ports negriers d’un continent encore paysan
Et travaillaient sous les fouets avec ardeur et sans ouf !
Hommage ! Hommage !
A nos frères, nos sœurs, nos pères et nos mères,
Qui malgré les énormes chaines au cou
Et aux membres les monstrueux bracelets de fer
Résistaient en se révoltant parfois comme des gnous
Et bien qu’on les jetaient dans les vagues,
Etaient fières d’avoir montré leurs fougues
A ces toubabs sans cœur, ainsi ils se disaient :
« Mieux vaut périr
Dans les ténèbres de l’océan mugissant
Que de travailler dans leurs champs »
C’était donc un honneur pour eux de mourir
Dans ces flots inconnus, que de suivre ces hommes blancs
Hommage ! Hommage !
A nos ancêtres dont les restes reposent sous l’atlantique
Et dont les âmes errent dans les brises de mer.
A ces hommes dont les cultures et traditions restent magnifique.
Il n’était pas de simples sauvages nus comme ils sont fiers
De l’affirmer. Mais c’était des hommes cultivés dans des décors hiérarchiques.
O combien sont ils dont les âmes errent dans l’océan ?
O combien sont ils dont les restes reposent dans le fond de l’océan ?
O combien sont ils ces victimes d’holocaustes ?
Un mystère ! Un nombre indéchiffrable !
Hommage ! Hommage !
A nos déportés pour de la pacotille.
A nos disparus pour des vermicelles.
A nos vielles âmes perdues
Dans les champs et les plantations des continents inconnus,
Dont les ossements reposent sous des terres méconnues.
 
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