poete47
Nouveau poète
Si vous voulez que j`aime encore,
Rendez-moi l`âge des amours:
Au crépuscule de mes jours
Rejoignez , s`il se peut , l`aurore.
Des beaux lieux ,où le dieu du vin
Avec amour tient son empire ,
Le temps , qui me prend par la main,
M`averti que je me retire.
De son inflexible rigueur
Tirons au moins quelque avantage,
Qui n`a pas l`esprit de son âge,
De son âge a tout le malheur.
Laissons à belle jeunesse
Ses folâtres emportements,
Nous ne vivons que deux moments:
Qu`il en soit un pour la sagesse,
Quoi!! pour toujours vous me fuyez,
Tendresse , illusion, folie,
Dons du ciel , qui me consolidez
Des amertumes de la vie!!
On meuret deux fois , je le vois bien:
Cesser d`aimer et d`être aimable ,
C`est une mort insupportable;
Cesser de vivre , ce n`est rien,
Ainsi je déplorais la perte
Des erreurs de mes primiers ans;
Et mon âme, aux desirs ouverts,
Regrettait ses égarements!
Du ciel alors daignant descendre;
L`Amitié vint à mon secours:
Elle était peut-être aussi tendre,
Mais moins vive que les amours!
Touché de sa beauté nouvelle,
Et de sa lumuére éclairé,
je la suivis; mais je pleurai
De ne pouvoir plus suivre qu`elle !!!!!
VOLTAIRE !!!!
Rendez-moi l`âge des amours:
Au crépuscule de mes jours
Rejoignez , s`il se peut , l`aurore.
Des beaux lieux ,où le dieu du vin
Avec amour tient son empire ,
Le temps , qui me prend par la main,
M`averti que je me retire.
De son inflexible rigueur
Tirons au moins quelque avantage,
Qui n`a pas l`esprit de son âge,
De son âge a tout le malheur.
Laissons à belle jeunesse
Ses folâtres emportements,
Nous ne vivons que deux moments:
Qu`il en soit un pour la sagesse,
Quoi!! pour toujours vous me fuyez,
Tendresse , illusion, folie,
Dons du ciel , qui me consolidez
Des amertumes de la vie!!
On meuret deux fois , je le vois bien:
Cesser d`aimer et d`être aimable ,
C`est une mort insupportable;
Cesser de vivre , ce n`est rien,
Ainsi je déplorais la perte
Des erreurs de mes primiers ans;
Et mon âme, aux desirs ouverts,
Regrettait ses égarements!
Du ciel alors daignant descendre;
L`Amitié vint à mon secours:
Elle était peut-être aussi tendre,
Mais moins vive que les amours!
Touché de sa beauté nouvelle,
Et de sa lumuére éclairé,
je la suivis; mais je pleurai
De ne pouvoir plus suivre qu`elle !!!!!
VOLTAIRE !!!!