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Hiver

Eléâzar

Maître Poète
Hiver, le froid sec brûle et mord
Les doigts gelés près de la flamme
Et l’on entend hurler à mort
Le corps qui sort le mal de l’âme.

Hier, le blé d’or caressait
Le fier coquelicot sauvage
Rouge d’orgueil qui s’empressait
De goûter ce doux esclavage.

Hiver secoue les édredons
Dont le coton tombe des nues ;
Les toits aiment ce maigre don
Qui habille les tuiles nues.

Hier, la mûre et la groseille,
Les framboises et les raisins
A la grappe lourde et vermeille
S’aimaient comme de bons voisins.

Hiver et sa pâle lumière
Déclinent vite au soir venu
Et le feu clair dans la chaumière
Est continûment au menu.

Hier, l’aube primesautière
Louait les fleurs en les teintant ;
Hiver garde dans son vestiaire
Toutes les couleurs du printemps.
 
Dernière édition:
Un grand chanteur dans la veine des Jean Sablon, Reda Caire, André Clavaud et bien d'autres dont de merveilleuses interprètes féminines (Fréhel, Lucienne Boyer, Damia etc.)
 
Hiver, le froid sec brûle et mord
Les doigts gelés près de la flamme
Et l’on entend hurler à mort
Le corps qui sort le mal de l’âme.

Hier, le blé d’or caressait
Le fier coquelicot sauvage
Rouge d’orgueil qui s’empressait
De goûter ce doux esclavage.

Hiver secoue les édredons
Dont le coton tombe des nues ;
Les toits aiment ce maigre don
Qui habille les tuiles nues.

Hier, la mûre et la groseille,
Les framboises et les raisins
A la grappe lourde et vermeille
S’aimaient comme de bons voisins.

Hiver et sa pâle lumière
Déclinent vite au soir venu
Et le feu clair dans la chaumière
Est continûment au menu.

Hier, l’aube primesautière
Louait les fleurs en les teintant ;
Hiver garde dans son vestiaire
Toutes les couleurs du printemps.
Un poème de toute beauté et une dernière strophe superbe
Quel talent Bravo
Belle journée à toi
 
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