Somnambule
Nouveau poète
Histoire d'un cambrioleur.
À votre insu, entré dans votre appartement,
j'explore vos secrets, je fouille lentement.
Vous êtes ordonnée : chaque chose à sa place.
Je vais tout chambouler, c'est nécessaire, hélas.
Vidant le contenu de votre sac à main
je trouve une toquante en toc, qui ne vaut rien.
Les bijoux, je connais. Sans être bijoutier
j'en rencontre beaucoup en faisant mon métier.
Et j'y découvre encore une lettre très dure
écrite par un homme, annonce de rupture.
J'en conclus qu'il faudra rester leste et agile,
votre sommeil ces jours est sûrement fragile.
Des poches des manteaux je fais deux fois le tour,
rien de bon par ici. Je vais vers le séjour
où je vois, sur la table, un paquet de mouchoirs
presque vide, je crois que vous pleuriez ce soir.
Je remarque, observant votre bibliothèque,
des livres de cuisine, une tragédie grecque.
Avez-vous vraiment lu toute cette dernière ?
Est-ce à vous le porno qui est caché derrière ?
Écœuré par vos goûts musicaux, je ressors,
le séjour n'était pas un lieu de grands trésors.
À la salle de bain, rien non plus ne m'affole,
vos boucles et colliers ne sont que des babioles.
La cuisine est fouillée, mais rien n'y a d'attrait.
Je me sers tout de même un peu de Beaujolais
et bois à la santé de vos amours futures :
"Que votre cœur guérisse de sa déchirure !"
Mais j'arrive tout près de la chambre à coucher.
Le voilà ! Le voilà, mon moment préféré !
J'entrebâille, fébrile, la porte de bois;
La lune vous éclaire, à présent je vous vois.
Vous dormez comme un ange et êtes si jolie,
que si j'osais, j'irais m'immiscer dans ce lit !
Le portefeuille est là, posé sur une chaise
mais j'ai soudainement des envies "d'autre chose".
Tout ça ne rime à rien...
Je repars sans butin,
me jurant de ne plus recommencer demain.
Et plus jamais je n'ai eu le cœur à voler
car mon cœur, c'est chez elle que je l'ai laissé !
28.12.08
À votre insu, entré dans votre appartement,
j'explore vos secrets, je fouille lentement.
Vous êtes ordonnée : chaque chose à sa place.
Je vais tout chambouler, c'est nécessaire, hélas.
Vidant le contenu de votre sac à main
je trouve une toquante en toc, qui ne vaut rien.
Les bijoux, je connais. Sans être bijoutier
j'en rencontre beaucoup en faisant mon métier.
Et j'y découvre encore une lettre très dure
écrite par un homme, annonce de rupture.
J'en conclus qu'il faudra rester leste et agile,
votre sommeil ces jours est sûrement fragile.
Des poches des manteaux je fais deux fois le tour,
rien de bon par ici. Je vais vers le séjour
où je vois, sur la table, un paquet de mouchoirs
presque vide, je crois que vous pleuriez ce soir.
Je remarque, observant votre bibliothèque,
des livres de cuisine, une tragédie grecque.
Avez-vous vraiment lu toute cette dernière ?
Est-ce à vous le porno qui est caché derrière ?
Écœuré par vos goûts musicaux, je ressors,
le séjour n'était pas un lieu de grands trésors.
À la salle de bain, rien non plus ne m'affole,
vos boucles et colliers ne sont que des babioles.
La cuisine est fouillée, mais rien n'y a d'attrait.
Je me sers tout de même un peu de Beaujolais
et bois à la santé de vos amours futures :
"Que votre cœur guérisse de sa déchirure !"
Mais j'arrive tout près de la chambre à coucher.
Le voilà ! Le voilà, mon moment préféré !
J'entrebâille, fébrile, la porte de bois;
La lune vous éclaire, à présent je vous vois.
Vous dormez comme un ange et êtes si jolie,
que si j'osais, j'irais m'immiscer dans ce lit !
Le portefeuille est là, posé sur une chaise
mais j'ai soudainement des envies "d'autre chose".
Tout ça ne rime à rien...
Je repars sans butin,
me jurant de ne plus recommencer demain.
Et plus jamais je n'ai eu le cœur à voler
car mon cœur, c'est chez elle que je l'ai laissé !
28.12.08
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