Eléâzar
Maître Poète
Haussez le ton le son ne vient pas à un sourd
Ou alors taisez-vous mon oreille s’en fiche
Et puis êtes-vous maigre ou gros comme un poids lourd
Mes yeux qui n’ont pas de vue sont des chiens sans niche
Vous ne me comprenez pas or je suis muet
Et seulement converse au soir avec mon ange
Qui comme moi ne sent rien ça me remue et
Je me demande si votre odeur est étrange
Votre main que j’essaie de saisir est de l’air
Puisqu’uniquement je peux toucher l'impalpable
Que ne peut goûter ma langue exempte de chair
Car je suis dans l’enfer où l’être est incapable
Ne vous offusquez pas je ne m’offusque plus
Je ne sais si je suis dites puis-je revivre
Pas très longtemps un an ou deux peut-être plus
Pour jouer à l'hiver fardé de neige et givre.
Ou alors taisez-vous mon oreille s’en fiche
Et puis êtes-vous maigre ou gros comme un poids lourd
Mes yeux qui n’ont pas de vue sont des chiens sans niche
Vous ne me comprenez pas or je suis muet
Et seulement converse au soir avec mon ange
Qui comme moi ne sent rien ça me remue et
Je me demande si votre odeur est étrange
Votre main que j’essaie de saisir est de l’air
Puisqu’uniquement je peux toucher l'impalpable
Que ne peut goûter ma langue exempte de chair
Car je suis dans l’enfer où l’être est incapable
Ne vous offusquez pas je ne m’offusque plus
Je ne sais si je suis dites puis-je revivre
Pas très longtemps un an ou deux peut-être plus
Pour jouer à l'hiver fardé de neige et givre.