jackharris
Nouveau poète
Hantise
S’il y a des châteaux, des demeures hantées,
Des masures isolées abritant des fantômes,
Des landes, des forêts qui semblent habitées
Par quelques revenants, ou par de petits gnomes,
Tout cela ce n’est rien comparativement
A ce qui vit en moi et déchire mon âme,
Le feu qui me dévore est sans cesse présent
Puisque, bien malgré moi, il entretient sa flamme.
D’un amour déchiré, le sceau indélébile
S’est inscrit à jamais au profond de ma chair,
Tenter de l’effacer se révèle inutile
Car l’empreinte revient, vive comme un éclair.
Je vis au souvenir de ma désespérance
Portant le lourd fardeau d’un passé qui n’est plus
Mais qui se veut présent, et cause de ma souffrance
Car mon amour d’antan a toujours le dessus.