Silfydia
Nouveau poète
Les chars d’assauts, Les canons hauts, Ces créatures de faux, Ne sont des héros. Les fringants uniformes fiers Ne nous plaisent guère, Mais dans ces guerres Il nous faut le faire. Les champs de batailles Se tapissent de pourpres corail, Il n’y plus rien qui vaille Que la rage qui tenaille. Des mers de sangs Se déversent aux instants Où les enfants Ne font plus de chants. La courbe menue Des éclats d’obus Ne sont plus en vus Les morts en abus. Cette faille de notre existence Ne nous laisse aucune chance, Nous abandonnes par outrance Sans espoir de délivrance.